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Avril 2021 Le Vayrana Info spécial "Fête des mares"

Retenez dès maintenant la date du samedi 29 mai 2021 de 9h à 17h

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Ce rallye pédestre d'une dizaine de kilomètres avec un dénivelé de 500m sera pour vous l'occasion de découvrir les points remarquables de la partie amont du réseau d'eau potable de la Fontaine de l'Oronge qui dessert les communes de Véranne, Maclas et Lupé et en hiver Malleval et St Pierre de Boeuf. Il sera aussi l'occasion d'apprécier le travail de réhabilitation de bassins récupérateurs d'eau en deux lieux : les Gouttes et les Rameys. Notre Commission Patrimoine, aidée en été par des groupes de scouts, a réalisé ces travaux en 2019 et 2020.

            Tout au long du circuit, vous aurez à répondre à un petit questionnaire sur la bio-diversité des milieux humides rencontrés (les trois bassins et une mare).

            Les départs seront échelonnés de 9 à 10 h, par groupes limités à 6 personnes. Inscription obligatoire avant le au 06 33 46 16 95 pour planifier votre heure de départ. Le nombre de participants est limité à 30 personnes.

            Sur les points de regroupements, vous trouverez de quoi vous restaurer ainsi que des animations proposées par nos partenaires. A l'arrivée, vous trouverez les réponses au questionnaire et vous pourrez visiter à la salle des fêtes voisine, une exposition sur la Bio-diversité proposée par le Parc Naturel régional du Pilat.

            Participation financière libre pour compenser les frais d'organisation.

ATTENTION ! Dans sa première partie le parcours est exigeant avec 500 m de dénivelée en 5 km, et nécessite une bonne condition physique de marcheur. Pour les personnes ne s'estimant pas en mesure de réaliser le parcours complet, un covoiturage sera mis en place jusqu'à proximité des lieux de regroupement (départ décalé à 11 h).
Publié le 22/04/2021 15:41  |     |
22 mars 2021

Déclaration de la société civile "L'eau pour la vie, pas pour le profit!" 22 mars 2021.. 

 
A la veille de la journée mondiale de l'Eau, le texte ci-dessous a été proposé à signature aux associations ayant pour but la défense de ce bien commun indispensable à la vie. parmi les 539 associations du monde entier et les 182 françaises on trouve bien-sûr la signature de Vayrana et celle de notre coordination nationale La CACE.
Déclaration de la société civile "L'eau pour la vie, pas pour le profit !" / 22 mars 2021
Ce 22 mars, les Nations unies célèbrent la Journée Mondiale de l’Eau autour du thème officiel « la valeur de l’eau ». Ce choix de thème doit nous alerter : de l’idée de valeur à celle de prix, il n’y a qu’un pas ! Or donner une valeur financière à la nature est un phénomène grandissant qui vient d‘atteindre son paroxysme avec l’entrée en bourse de l’élément le plus essentiel pour l’humanité et la vie : l’eau.
L’entrée de l’eau en bourse : un crime contre le vivant !
Le 7 décembre 2020, la plus grande société mondiale d'échange de produits dérivés financiers, CME Group, a lancé le premier marché à terme de l'eau. Les investisseurs et spéculateurs peuvent désormais parier sur l’évolution du cours de l’eau en Californie.
En théorie, les contrats à terme doivent permettre de lutter contre la volatilité des prix et offrir une sécurité pour les agriculteurs. La réalité, elle, a largement montré le contraire.
Les impacts des « marchés de l’eau » déjà mis en place dans plusieurs pays sont catastrophiques. Au Chili, des rivières sont mises aux enchères et acquises par des milliardaires qui utilisent les eaux pour irriguer massivement les productions intensives d’avocats ou alimenter les mines tandis que des millions de personnes tentent de survivre à cet accaparement de l’eau qui entraine des sécheresses majeures. En Australie, le marché de l’eau, censé soutenir l’économie tout en empêchant le gaspillage de l’eau, a finalement incité les investisseurs et les industriels de l’agriculture à la spéculation, en fonction des prévisions de pénurie et du prix futur de l’eau, au détriment de l’accès à l’eau des paysans.
Pollution, surexploitation, marchandisation, accaparements, perturbation des cycles… Autant de pressions que subissent déjà les écosystèmes aquatiques du fait de nos modèles de développement. Dans ce contexte de crise de l’eau généralisée, l'eau de qualité est de plus en plus rare et convoitée : elle devient un placement financier idéal pour les investisseurs puisque chaque personne en a besoin pour vivre, et qu’aucun substitut ne peut la remplacer.
Des milliards de personnes ne jouissent toujours pas de leur droit humain à l’eau et des millions de petits paysans éprouvent déjà de grandes difficultés pour accéder à l’eau. La financiarisation de l’eau ouvre la porte à des spéculations massives et à des prix de l’eau élevés favorisant les acteurs économiques les plus puissants. C’est le risque de voir se multiplier des monocultures ou des zones sacrifiées par des crimes environnementaux causés par l’agrobusiness et l’extractivisme, dont les intérêts économiques et financiers sont bien plus attractifs pour les spéculateurs. Dans ce lucratif marché, les besoins humains et les besoins des écosystèmes ne sont pas prioritaires.
Parce que l'eau est la source de la vie, elle ne peut être considérée comme une marchandise ni comme un placement financier ou un objet de spéculation. Les menaces que font peser la pandémie et la crise climatique au niveau mondial doivent nous en faire prendre conscience de manière urgente. Laisser les lois du marché décider de la répartition et de la gestion de l’eau est inacceptable au regard des droits humains et irresponsable face à la situation écologique et sanitaire mondiale.
Protégeons l’eau, notre bien commun
Alors que l’ONU a reconnu le droit humain à l’eau il y a plus de dix ans, un sursaut est nécessaire. Pour que le droit à l’eau devienne une réalité pour tout le monde, nous devons rejeter cette vision purement économique et utilitariste de l’eau. Dans de nombreux territoires, des politiques de l’eau alternatives s’expérimentent avec, au cœur, le respect des écosystèmes dont nous dépendons. A travers le monde, des personnes s’organisent pour faire reconnaitre leur droit à l’eau et exigent leur pleine participation aux politiques des bassins versants. De nombreux collectifs dénoncent la mainmise des intérêts privés sur l’eau et résistent face à des projets mettant en péril l’eau de leur milieu de vie. D’autres font pression pour que des droits soient reconnus à des rivières, des glaciers ou des lacs. Cette responsabilité collective des communautés humaines vis-à-vis de l’eau en tant que bien commun du vivant n’est pas une option.
C’est pourquoi, en cette Journée Mondiale de l’Eau, associations et collectifs de tous les pays, dans toute notre diversité, nous nous unissons pour rappeler que l’eau est un droit humain et un bien commun. Nous continuerons de le dire, dans toutes les langues s’il le faut, l’eau c’est la vie !
Nous réaffirmons qu’un droit humain n’est pas conditionné à la capacité de payer. Nous réaffirmons qu’un bien commun ne doit pas être géré et contrôlé par les lois des marchés financiers.
Nous en appelons à la prise de responsabilité des pouvoirs publics pour qu’ils s’opposent à la financiarisation de la vie et qu’ils prennent toutes les mesures nécessaires pour rendre illégale la cotation de l’eau en bourse.
Nous appelons également chaque personne à revendiquer son droit à l’eau, à refuser l’emprise des acteurs financiers sur cet élément vital, à se réapproprier ce bien commun du vivant, et à contribuer à sa protection pour les générations présentes et futures.
Ayons l’audace de repenser notre rapport à l’eau car il en va de l’habitabilité de la Terre !
D'autre part, si vous avez du temps à consacrer à l'information sur ce combat essentiel, vous découvrirez des auditions fort intéressantes dans le cadre de la commission parlementaire en cours, en suivant ce lien :
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Publié le 20/03/2021 09:32  |     |

Décembre  2020 Le Vayrana Info N° 54 est disponible ici

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Publié le 22/12/2020 07:42  |     |

Novembre 2020 Le Lyon entreprise par Dominique Largeron

Le président de la Métropole, Bruno Bernard veut lâcher Véolia pour créer une régie publique de l’eau : les avantages et les inconvénients

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C’était dans le programme des Verts : sans surprise, Bruno Bernard, le président de la métropole de Lyon a confirmé que Lyon se passera en 2023 du groupe Véolia qui gère son eau, pour créer une régie publique de l’eau.

C’est en effet en décembre 2022 que le contrat de DSP (Délégation de service public entre la Métropole et le géant français de l’eau Véolia arrive à échéance.

Une grosse perte au passage pour Véolia, Lyon étant un de ses plus gros marchés : 90 millions d’euros par an, son deuxième marché en importance en France.

L’objectif affiché par Bruno Bernard avec ce changement annoncé : “préserver la ressource.”

Et d’ajouter : “Il faut travailler avec les agriculteurs de l’aire métropolitaine pour les inciter à limiter leurs consommations et l’utilisation de pesticides.”

Derrière cette annonce se profile un autre enjeu avec les sécheresses à répétition qui touchent la région : 90 % des captages de Véolia sont situés sur le Rhône. Or, Elisabeth Ayrault, la présidente de la CNR (Compagnie Nationale du Rhône) a annoncé à plusieurs reprises que son débit pourrait chuter de 40 %, d’ici 2050 !

En ligne de mire, le président de la métropole de Lyon vise la marge bénéficiaire de Véolia qu’il estime entre 5 et 6 % par an.

Celle-ci ne serait pas utilisée à baisser le prix de l’eau pour les habitants de la Métropole, qui devrait rester au même prix.

L’eau restera au même prix

“Il n’y aura pas de changement tarifaire, du moins, dans l’immédiat ; mais nous réfléchissons à une tarification permettant au moins la gratuité des premiers mètres cubes pour les plus démunis”, a assuré Bruno Bernard.

A noter que cette reprise en main du service de l’eau n’est pas un marqueur idéologique. Des maires de toutes tendances ont en effet décidé de sauter le pas du privé vers le public ou de conserver l’eau en régie publique. C’est plus un choix de gestion et de volonté de conserver tous les leviers de gestion autour de l’eau qui à n’en pas douter va constituer un des défis majeurs du changement climatique. Un choix donc logique pour une municipalité à coloration verte.

La régie publique a le vent en poupe

Le modèle de gestion publique de l’eau a en effet le vent en poupe actuellement en France, mais pour être pertinent, il nécessite un véritable engagement politique.

Il faut bien comprendre que le prix de l’eau servi aux populations ne doit pas être le seul indicateur : il est facile de proposer un prix bas si l’on ne provisionne pas les montants nécessaires au renouvellement des canalisations, par exemple.

L’actuelle délégation de service publique impose à Véolia de renouveler chaque année 20 km de canalisations sur les… 4 000 km de réseaux de la Métropole, ce qui assurément est peu, même si Véolia se targue d’avoir fait progresser le taux de rendement du réseau de 77 à 85 % au cours des trois dernières années grâce à 5 500 capteurs sonorisés pour repérer les fuites.

Bruno Bernard veut ainsi utiliser la marge récupérée de Véolia pour accélérer les travaux de rénovation des canalisations.

Outre les canalisations, il y a d’autres paramètres à prendre en compte dont la densité du réseau : c’est moins cher d’amener de l’eau en ville qu’à la campagne. Et la qualité de l’eau brute : plus il y a de polluants, et donc de traitements, plus le prix augmente.

Il faut également savoir que le prix ne comprend que pour un tiers l’eau potable. Les deux tiers restants financent en général dans la plupart des réseaux l’assainissement et la protection des ressources. ”

Un autre argument est prix en compte par Bruno Bernard: l’accès à l’eau des usagers les plus pauvres. “Le temps des coupures d’eau pour impayé est révolu”, selon Emmanuel Poilane, de l’association France libertés. Celle-ci s’est battue pour faire respecter la loi Brottes qui les interdit depuis 2013, au nom d’un droit à l’eau reconnu par le Conseil constitutionnel. Une régie ne coupe en général pas l’eau.

L’avenir, c’est aussi préserver la qualité de l’eau.

La logique d’une entreprise privée, c’est de proposer des traitements de plus en plus sophistiqués.

Dans la gestion publique, on a au contraire intérêt à préserver la ressource le plus en amont possible. C’est bien la politique qu’entend mener le nouvel exécutif métropolitain…

Reste que même en régie, tout n’est pas pour autant réalisé en interne. La régie recourt toujours à l’expertise du privé. Véolia pourrait ainsi conserver un rôle, même s’il se révèle bien moindre…

Un paradoxe d’ailleurs puisque c’est à Lyon qu’a été créée en 1853, l’ancêtre qui a donné naissance à Véolia…

Publié le 03/11/2020 18:53  |     |
26 octobre 2020

Véolia-Suez : Genèse d'une affaire d'état... 

Ici  le dossier de presse de blog du monde diplomatique du 26/10/2020 Par Marc Laimé . Zoom

Véolia-Suez : Genèse d'une affaire d'état-

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Publié le 28/10/2020 08:56  |     |