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Brèves d'eau

La Voix du Nord 16 février : Lille Métropole : Débat d'orientation sur l'eau potable : le défi de la qualité... et de la quantité 02/13  -  par Maurice

19 février  2013

La Voix du Nord 16 février : Lille Métropole : Débat d'orientation sur l'eau potable : le défi de la qualité... et de la quantité

Comment s'assurer de la qualité de l'eau potable ? Comment gérer sa production pour qu'elle reste durable ? Et comment maîtriser son prix ? Les élus en ont débattu, hier après-midi, en conseil LMCU. Débat d'orientation d'abord, avant de faire le choix, avant l'été, d'un mode de gestion : soit en régie (publique donc) soit en délégation (confiée à une entreprise).

0219-01_m.jpg  Le contrat avec les Eaux du Nord prend fin en 2015. LMCU est «à un tournant», résume Damien Castelain, vice-président.

<!-- #prems{display:none;} -->

PAR STÉPHANIE FASQUELLE

metro@lavoixdunord.fr

Le graphique projeté, hier, par Alain Cacheux (PS), vice-président LMCU à la politique de l'eau, vaut tous les discours : en rouge, la courbe descendante de la production d'eau ; en bleu, la courbe montante de la consommation. « Vous le voyez, les deux se rapprochent dangereusement», pose l'élu d'une voix grave. Le « gros coup de chaud », dit l'opposant UMP Christian Decocq (groupe Métropole Communes Unies), s'est produit à Aire-sur-la-Lys. C'est entre autres là-bas que des eaux de surface de la Lys sont pompées pour nourrir le réseau d'eau potable de la métropole. Or, à un moment précis de 2012, on était un peu au-dessus des 180 000 m³ produits et pile à 180 000 m³ consommés. «Deux heures de marge ! », lance l'élu de droite. L'un des enjeux de la gestion de l'eau est là : faire face aux besoins. Or «nous avons perdu 30 % de notre capacité de production de qualité », souligne Alain Cacheux. Des nappes phréatiques révèlent de nouvelles pollutions ; d'autres s'épuisent après des années de pompage (celle située à la frontière belge l'a été pendant des décennies par l'industrie textile).

Pour ne rien arranger, le réseau affiche 20 % de fuites...

Contentieux avec la SEN

Passés ces constats, LMCU doit agir, elle est « à un tournant ». « Février 2015 marquera la fin d'une délégation de service public (DSP) de trente ans », note Damien Castelain, vice-président au traitement des eaux. Délégation jugée insatisfaisante : un contentieux de plus de 115 ME oppose la Société des Eaux du Nord (SEN) à LMCU pour des travaux payés non réalisés.

« Différend strictement financier », aurait écrit la SEN dans un courrier de onze pages aux élus. « Elle y vante son travail», dénonce Bernard Debreu (PC), maire de Seclin. Lui prône un passage en régie publique, comme les Verts. L'avis du maire UDI de Saint-André, Olivier Henno, est moins tranché : « Nous avons un a priori négatif sur une DSP car le contrat en cours est défavorable. Trop long, pas de contrôle des travaux, trop de flou... Ça ne suffit pas à dire qu'une DSP est l'ennemi du service public. » Martine Aubry pense que le débat doit surtout porter « sur ce qui nous permettra de remplir nos objectifs de qualité, d'indépendance, de sécurisation de l'approvisionnement ; il faudra aussi trouver un mode de gouvernance transparent ». Selon elle, la SEN n'a pas fait ce qu'il fallait, le tribunal administratif fait preuve de lenteur, mais « cela ne doit pas perturber la réflexion. Chacun doit s'exprimer sans a priori ».

Les décisions seront prises avant l'été, précédées de concertations avec les présidents de groupes, mais il est déjà clair que les élus veulent maîtriser l'ensemble de la production, et racheter à la SEN les usines qu'elle gère. Déjà, de « fortes divergences » existent, lâche Bernard Debreu. Deuxième certitude : la maîtrise du prix. Martine Aubry a livré hier sa préférence. Plutôt qu'une tarification sociale, elle suggère (comme le groupe des indépendants, le GIDEC) des tarifs selon la consommation. On ne vise pas les 300 000 abonnés, mais les grands comptes. Et là, ça pourrait faire mal pour certaines entreprises privées. En tête des vingt plus gros consommateurs de la métropole : Cargill Haubourdin (841 000 m³/an), Capelle Pigments à Halluin (273 000 m³), Lamy Lutti à Tourcoing (195 500 m³), la ferme de la Gontière à Comines (69 500 m³)... Hôpitaux et prisons ne seraient pas concernés, mais les piscines privées, si.

19 février  2013

La Voix du Nord 16 février : Lille Métropole : Débat d'orientation sur l'eau potable : le défi de la qualité... et de la quantité

Comment s'assurer de la qualité de l'eau potable ? Comment gérer sa production pour qu'elle reste durable ? Et comment maîtriser son prix ? Les élus en ont débattu, hier après-midi, en conseil LMCU. Débat d'orientation d'abord, avant de faire le choix, avant l'été, d'un mode de gestion : soit en régie (publique donc) soit en délégation (confiée à une entreprise).

0219-01_m.jpg  Le contrat avec les Eaux du Nord prend fin en 2015. LMCU est «à un tournant», résume Damien Castelain, vice-président.

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PAR STÉPHANIE FASQUELLE

metro@lavoixdunord.fr

Le graphique projeté, hier, par Alain Cacheux (PS), vice-président LMCU à la politique de l'eau, vaut tous les discours : en rouge, la courbe descendante de la production d'eau ; en bleu, la courbe montante de la consommation. « Vous le voyez, les deux se rapprochent dangereusement», pose l'élu d'une voix grave. Le « gros coup de chaud », dit l'opposant UMP Christian Decocq (groupe Métropole Communes Unies), s'est produit à Aire-sur-la-Lys. C'est entre autres là-bas que des eaux de surface de la Lys sont pompées pour nourrir le réseau d'eau potable de la métropole. Or, à un moment précis de 2012, on était un peu au-dessus des 180 000 m³ produits et pile à 180 000 m³ consommés. «Deux heures de marge ! », lance l'élu de droite. L'un des enjeux de la gestion de l'eau est là : faire face aux besoins. Or «nous avons perdu 30 % de notre capacité de production de qualité », souligne Alain Cacheux. Des nappes phréatiques révèlent de nouvelles pollutions ; d'autres s'épuisent après des années de pompage (celle située à la frontière belge l'a été pendant des décennies par l'industrie textile).

Pour ne rien arranger, le réseau affiche 20 % de fuites...

Contentieux avec la SEN

Passés ces constats, LMCU doit agir, elle est « à un tournant ». « Février 2015 marquera la fin d'une délégation de service public (DSP) de trente ans », note Damien Castelain, vice-président au traitement des eaux. Délégation jugée insatisfaisante : un contentieux de plus de 115 ME oppose la Société des Eaux du Nord (SEN) à LMCU pour des travaux payés non réalisés.

« Différend strictement financier », aurait écrit la SEN dans un courrier de onze pages aux élus. « Elle y vante son travail», dénonce Bernard Debreu (PC), maire de Seclin. Lui prône un passage en régie publique, comme les Verts. L'avis du maire UDI de Saint-André, Olivier Henno, est moins tranché : « Nous avons un a priori négatif sur une DSP car le contrat en cours est défavorable. Trop long, pas de contrôle des travaux, trop de flou... Ça ne suffit pas à dire qu'une DSP est l'ennemi du service public. » Martine Aubry pense que le débat doit surtout porter « sur ce qui nous permettra de remplir nos objectifs de qualité, d'indépendance, de sécurisation de l'approvisionnement ; il faudra aussi trouver un mode de gouvernance transparent ». Selon elle, la SEN n'a pas fait ce qu'il fallait, le tribunal administratif fait preuve de lenteur, mais « cela ne doit pas perturber la réflexion. Chacun doit s'exprimer sans a priori ».

Les décisions seront prises avant l'été, précédées de concertations avec les présidents de groupes, mais il est déjà clair que les élus veulent maîtriser l'ensemble de la production, et racheter à la SEN les usines qu'elle gère. Déjà, de « fortes divergences » existent, lâche Bernard Debreu. Deuxième certitude : la maîtrise du prix. Martine Aubry a livré hier sa préférence. Plutôt qu'une tarification sociale, elle suggère (comme le groupe des indépendants, le GIDEC) des tarifs selon la consommation. On ne vise pas les 300 000 abonnés, mais les grands comptes. Et là, ça pourrait faire mal pour certaines entreprises privées. En tête des vingt plus gros consommateurs de la métropole : Cargill Haubourdin (841 000 m³/an), Capelle Pigments à Halluin (273 000 m³), Lamy Lutti à Tourcoing (195 500 m³), la ferme de la Gontière à Comines (69 500 m³)... Hôpitaux et prisons ne seraient pas concernés, mais les piscines privées, si.

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Publié le 18/04/2016 09:12   | Tous les billets | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
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