Quand tu bois de l'eau, pense à la source !   Vayrana - proverbe oriental

  

"L'eau renversée est difficile à rattraper"   Proverbe chinois

  

"La force de l'eau vient de la source"   Proverbe persan

  

Chacun dirige l'eau vers son moulin"   Proverbe corse

  

"A l'échelle cosmique, l'eau liquide est plus rare que l'or"   Hubert Reeves (astrophysicien)

  

"En buvant l'eau du puits, n'oubliez pas ceux qui l'ont creusé"   Proverbe chinois

  

"Quand on tombe dans l'eau, la pluie ne fait plus peur"   Proverbe russe

  

"Nous ne connaissons la valeur de l'eau que lorsque le puits est à sec"   Proverbe anglais

  

"Il ne faut jamais dire "fontaine, je ne boirais pas de ton eau""   Proverbe français

  

Chacun tire l’eau vers son moulin et laisse à sec son voisin.   Proverbe Catalan

 
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Brèves d'eau

Nitrate dans l'eau/ facture salée pour les ménages et le décret qui fâche Eau et Rivières 10/11  -  par Maurice

13 octobre 2011

Commissariat général au développement durable publie Les coûts des pollutions agricoles.

Agriculture et eau

Les coûts des pollutions agricoles enfin chiffrés

12 octobre 2011

D’après le Commissariat général au développement durable (CGDD), le coût induit sur la facture d’eau des particuliers par les pollutions diffuses agricoles est compris entre 640 et 1140 millions d’euros, soit 7 à 12% de cette facture en moyenne nationale.

L’étude du CGDD est sans concession – alors que le monde rural est généralement traité avec moult précautions. Elle a pour ambition de mesurer tous les coûts induits pour les particuliers par les pollutions azotées et celles liées aux pesticides.

Facture d'eau
Concernant les dépenses directement répercutées sur les factures d’eau des particuliers, l’étude identifie :
* les dépenses des agences de l’eau « au titre de la lutte contre la pollution agricole », soit un solde net annuel de 60 à 70 millions d’euros « majoritairement financées par la redevance domestique » ;
* sur les captages, le nettoyage des crépines d’aspiration et les pertes de charges provoquées par les algues présentes dans les eaux eutrophiées : entre 60 et 100 millions d’euros de dépenses ;
*le surcoût annuel de développement de nouveaux captages et des réseaux associés, suite à l'abandon de captages contaminés: 20 à 60 millions d’euros ;
* pour pallier la pollution de certaines ressources, environ 15% des eaux traitées proviennent d'un mélange d’eaux contaminées avec des eaux propres, au travers d’interconnexions de réseaux – représentant un coût de 20 à 40 millions d’euros annuel
* 5 à 10% des eaux brutes doivent subir un traitement complémentaires pour diminuer leur taux en nitrates avant distribution, d’où un coût compris entre 120 et 360 millions d’euros ;
* 45% des eaux brutes doivent subir un traitement complémentaires pour diminuer leur taux en pesticides, d’où un surcoût compris entre 260 et 360 millions d’euros.
* afin de respecter les obligations liées aux rejets azotés des stations d’épuration, les collectivités doivent mettre en place des traitements poussés des eaux usées, alors qu’une partie de cet azote provient de l’eau potable et une autre des eaux pluviales. Le surcoût est évalué dans une fourchette de 100 à 150 millions d’euros.

Dépenses en bouteilles d'eau
Allant plus loin, le CGDD ajoute à cette facture les coûts d’achat de bouteilles d’eau (et de leur recyclage, ce qui peut sembler un peu décalé par rapport à la problématique) ou de systèmes de filtration pour pallier la mauvaise qualité de l’eau potable. Il en déduit que les  « impacts financiers directs [des pollutions agricoles diffuses] sur les dépenses annuelles des ménages se situent au minimum dans une fourchette de 1010 à 1530 millions d’euros ».
S’il évoque les pertes marchandes annuelles dues à l’eutrophisation et à la dégradation des milieux aquatiques (tourisme, pêche, conchyliculture…), ainsi que les coûts du contentieux communautaire en raison du non-respect des directives nitrates, eau potable, eaux souterraines et eaux résiduaires urbaines, le CGDD ne les chiffre cependant malheureusement pas.

Dépollution des milieux
Quant à son dernier chapitre, il est consacré aux coûts de dépollution des ressources et milieux aquatiques. Mais, constatant qu’ « aucune méthode de dépollution à l’échelle de la masse d’eau n’existe à l’heure actuelle », il calcule les coûts de dépollution sur la base des coûts de traitement de potabilisation. Une démarche d’extrapolation irréaliste, qui prive de crédibilité cette dernière partie de l’étude - mais n'enlève rien à la pertinence des autres chapitres.

C.K.

Pour en savoir plus :

Hydroplus

13 octobre 2011

Commissariat général au développement durable publie Les coûts des pollutions agricoles.

Agriculture et eau

Les coûts des pollutions agricoles enfin chiffrés

12 octobre 2011

D’après le Commissariat général au développement durable (CGDD), le coût induit sur la facture d’eau des particuliers par les pollutions diffuses agricoles est compris entre 640 et 1140 millions d’euros, soit 7 à 12% de cette facture en moyenne nationale.

L’étude du CGDD est sans concession – alors que le monde rural est généralement traité avec moult précautions. Elle a pour ambition de mesurer tous les coûts induits pour les particuliers par les pollutions azotées et celles liées aux pesticides.

Facture d'eau
Concernant les dépenses directement répercutées sur les factures d’eau des particuliers, l’étude identifie :
* les dépenses des agences de l’eau « au titre de la lutte contre la pollution agricole », soit un solde net annuel de 60 à 70 millions d’euros « majoritairement financées par la redevance domestique » ;
* sur les captages, le nettoyage des crépines d’aspiration et les pertes de charges provoquées par les algues présentes dans les eaux eutrophiées : entre 60 et 100 millions d’euros de dépenses ;
*le surcoût annuel de développement de nouveaux captages et des réseaux associés, suite à l'abandon de captages contaminés: 20 à 60 millions d’euros ;
* pour pallier la pollution de certaines ressources, environ 15% des eaux traitées proviennent d'un mélange d’eaux contaminées avec des eaux propres, au travers d’interconnexions de réseaux – représentant un coût de 20 à 40 millions d’euros annuel
* 5 à 10% des eaux brutes doivent subir un traitement complémentaires pour diminuer leur taux en nitrates avant distribution, d’où un coût compris entre 120 et 360 millions d’euros ;
* 45% des eaux brutes doivent subir un traitement complémentaires pour diminuer leur taux en pesticides, d’où un surcoût compris entre 260 et 360 millions d’euros.
* afin de respecter les obligations liées aux rejets azotés des stations d’épuration, les collectivités doivent mettre en place des traitements poussés des eaux usées, alors qu’une partie de cet azote provient de l’eau potable et une autre des eaux pluviales. Le surcoût est évalué dans une fourchette de 100 à 150 millions d’euros.

Dépenses en bouteilles d'eau
Allant plus loin, le CGDD ajoute à cette facture les coûts d’achat de bouteilles d’eau (et de leur recyclage, ce qui peut sembler un peu décalé par rapport à la problématique) ou de systèmes de filtration pour pallier la mauvaise qualité de l’eau potable. Il en déduit que les  « impacts financiers directs [des pollutions agricoles diffuses] sur les dépenses annuelles des ménages se situent au minimum dans une fourchette de 1010 à 1530 millions d’euros ».
S’il évoque les pertes marchandes annuelles dues à l’eutrophisation et à la dégradation des milieux aquatiques (tourisme, pêche, conchyliculture…), ainsi que les coûts du contentieux communautaire en raison du non-respect des directives nitrates, eau potable, eaux souterraines et eaux résiduaires urbaines, le CGDD ne les chiffre cependant malheureusement pas.

Dépollution des milieux
Quant à son dernier chapitre, il est consacré aux coûts de dépollution des ressources et milieux aquatiques. Mais, constatant qu’ « aucune méthode de dépollution à l’échelle de la masse d’eau n’existe à l’heure actuelle », il calcule les coûts de dépollution sur la base des coûts de traitement de potabilisation. Une démarche d’extrapolation irréaliste, qui prive de crédibilité cette dernière partie de l’étude - mais n'enlève rien à la pertinence des autres chapitres.

C.K.

Pour en savoir plus :

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Publié le 15/04/2016 11:43   | Tous les billets | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
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