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Blog - La bande à bonne'eau


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Les quatre offres de reprise de la Saur passées au crible. 06/13  -  par   Maurice

18 juin  2013

Les quatre offres de reprise de la Saur passées au crible

Une mission de conciliation a jusqu'à fin juin pour restructurer la dette du distributeur d'eau Après des mois d'incertitude, les négociations autour de la reprise de la Saur sont entrées dans leur dernière ligne droite. Début avril, quatre " offres fermes " ont été déposées auprès de la mandataire Hélène Bourbouloux, qui a été chargée d'une conciliation et a jusqu'à fin juin pour restructurer les 2 milliards d'euros de dette du numéro trois français de la distribution d'eau, et lui trouver de nouveaux actionnaires.

Mardi 23 et jeudi 25 avril, ces offres ont été présentées aux syndicats de l'entreprise, qui se plaignaient d'être exclus des négociations. " Nous voulons une solution industrielle de long terme et nous ne laisserons pas la Saur être saucissonnée ", assure Didier Deloffre, délégué Force ouvrière (FO) au comité central de l'entreprise. Ces offres seraient loin de se valoir. Un exemple : alors que le fonds d'investissement luxembourgeois Cube, actionnaire de la Saur à hauteur de 12 %, s'engage à injecter 250 millions d'euros de nouveaux capitaux, dont 195 millions dès la signature d'un accord, le groupe Séché Environnement, qui détient 33 % du capital de l'entreprise, mobiliserait 115 à 140 millions, dont 65 millions provenant de la cession du pôle loisirs de la Saur, peut-on lire dans un document interne.

L'offre du fonds Impala, géré par l'homme d'affaires Jacques Veyrat, évoque un apport de 200 millions d'euros, mais dont la moitié serait amenée sous forme de prêts bancaires. Un comble quand on sait que la Saur meurt d'une dette trop élevée !

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle la dernière offre, présentée par le pool des banques créancières, emmené par BNP Paribas, Royal Bank of Scotland et BPCE, effraie une partie des salariés : les 200 millions d'euros qu'il projette d'injecter proviennent uniquement de " lignes de prêts ". Guerre de lobbying " Sur le papier, l'offre de Cube est la mieux-disante, estime un proche des négociations. Mais elle est loin d'avoir gagné, car c'est celle qui demande le

plus d'efforts aux créanciers de la Saur. Or, rien ne pourra se faire sans leur accord. "

De fait, le projet soumis par Cube évoque une dette ramenée à 807 millions d'euros. Ce qui impliquerait que les banques acceptent de tirer un trait sur près de 1,2 milliard de créances ! Moins exigeant, Séché envisagerait de reprendre la Saur avec une dette de 969 millions d'euros et Impala de 982 millions. De leur côté, les banques créancières seraient prêtes à convertir 350 millions de cette dette en fonds propres.

En attendant la préconisation de Mme Bourbouloux, dans les prochaines semaines, les repreneurs se livrent une intense guerre de lobbying.

Propriétaire de 38 % de la Saur, via le Fonds stratégique d'investissement (FSI), l'Etat serait très courtisé. Le pool de banques créancières s'est offert les services de Jean Peyrelevade, l'ex-patron du Crédit lyonnais, pour plaider sa cause. " Et il est très actif ", assure un familier de Bercy.

Cédric Pietralunga

© Le Monde 

Journal Electronique http://www.lemonde.fr/journalelectronique/donnees/prot...

18 juin  2013

Les quatre offres de reprise de la Saur passées au crible

Une mission de conciliation a jusqu'à fin juin pour restructurer la dette du distributeur d'eau Après des mois d'incertitude, les négociations autour de la reprise de la Saur sont entrées dans leur dernière ligne droite. Début avril, quatre " offres fermes " ont été déposées auprès de la mandataire Hélène Bourbouloux, qui a été chargée d'une conciliation et a jusqu'à fin juin pour restructurer les 2 milliards d'euros de dette du numéro trois français de la distribution d'eau, et lui trouver de nouveaux actionnaires.

Mardi 23 et jeudi 25 avril, ces offres ont été présentées aux syndicats de l'entreprise, qui se plaignaient d'être exclus des négociations. " Nous voulons une solution industrielle de long terme et nous ne laisserons pas la Saur être saucissonnée ", assure Didier Deloffre, délégué Force ouvrière (FO) au comité central de l'entreprise. Ces offres seraient loin de se valoir. Un exemple : alors que le fonds d'investissement luxembourgeois Cube, actionnaire de la Saur à hauteur de 12 %, s'engage à injecter 250 millions d'euros de nouveaux capitaux, dont 195 millions dès la signature d'un accord, le groupe Séché Environnement, qui détient 33 % du capital de l'entreprise, mobiliserait 115 à 140 millions, dont 65 millions provenant de la cession du pôle loisirs de la Saur, peut-on lire dans un document interne.

L'offre du fonds Impala, géré par l'homme d'affaires Jacques Veyrat, évoque un apport de 200 millions d'euros, mais dont la moitié serait amenée sous forme de prêts bancaires. Un comble quand on sait que la Saur meurt d'une dette trop élevée !

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle la dernière offre, présentée par le pool des banques créancières, emmené par BNP Paribas, Royal Bank of Scotland et BPCE, effraie une partie des salariés : les 200 millions d'euros qu'il projette d'injecter proviennent uniquement de " lignes de prêts ". Guerre de lobbying " Sur le papier, l'offre de Cube est la mieux-disante, estime un proche des négociations. Mais elle est loin d'avoir gagné, car c'est celle qui demande le

plus d'efforts aux créanciers de la Saur. Or, rien ne pourra se faire sans leur accord. "

De fait, le projet soumis par Cube évoque une dette ramenée à 807 millions d'euros. Ce qui impliquerait que les banques acceptent de tirer un trait sur près de 1,2 milliard de créances ! Moins exigeant, Séché envisagerait de reprendre la Saur avec une dette de 969 millions d'euros et Impala de 982 millions. De leur côté, les banques créancières seraient prêtes à convertir 350 millions de cette dette en fonds propres.

En attendant la préconisation de Mme Bourbouloux, dans les prochaines semaines, les repreneurs se livrent une intense guerre de lobbying.

Propriétaire de 38 % de la Saur, via le Fonds stratégique d'investissement (FSI), l'Etat serait très courtisé. Le pool de banques créancières s'est offert les services de Jean Peyrelevade, l'ex-patron du Crédit lyonnais, pour plaider sa cause. " Et il est très actif ", assure un familier de Bercy.

Cédric Pietralunga

© Le Monde 

Journal Electronique http://www.lemonde.fr/journalelectronique/donnees/prot...

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Publié le 19/04/2016 22:17   | |    |