Quand tu bois de l'eau, pense à la source !   Vayrana - proverbe oriental

  

"L'eau renversée est difficile à rattraper"   Proverbe chinois

  

"La force de l'eau vient de la source"   Proverbe persan

  

Chacun dirige l'eau vers son moulin"   Proverbe corse

  

"A l'échelle cosmique, l'eau liquide est plus rare que l'or"   Hubert Reeves (astrophysicien)

  

"En buvant l'eau du puits, n'oubliez pas ceux qui l'ont creusé"   Proverbe chinois

  

"Quand on tombe dans l'eau, la pluie ne fait plus peur"   Proverbe russe

  

"Nous ne connaissons la valeur de l'eau que lorsque le puits est à sec"   Proverbe anglais

  

"Il ne faut jamais dire "fontaine, je ne boirais pas de ton eau""   Proverbe français

  

Chacun tire l’eau vers son moulin et laisse à sec son voisin.   Proverbe Catalan

 
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Brèves d'eau

Prix de l'eau et débat : ça ne coule pas de source 09/12  -  par Maurice

29 septembre  2012

Prix de l'eau et débat : ça ne coule pas de source

Prix de l'eau et débat : ça ne coule pas de source

L'Union du vendredi 28 septembre 2012 à

 

Les usagers ne sont pas suffisamment associés aux décisions d'élus qui privilégient souvent une gestion privée de la distribution de l'eau. C'est le constat dressé par ce collectif réuni autour du maire de Braye-en-Laonnois (à gauche), Gérard Dagry.

 

AISNE. La gestion de l'eau intéresse un nombre croissant d'usagers. Deux associations, dans le sud et le Laonnois montent au front pour proposer des solutions aux élus et leur demander des comptes.

TRÉLOU-SUR-MARNE détient un record que personne ne lui envie : c'est dans cette charmante commune du canton de Condé-en-Brie que coule l'eau la plus chère du département (notre encadré). En matière de record, Corbeny, à quelques enjambées de Laon, n'est pas en reste : dans cette modeste commune, le prix du m3 d'eau a augmenté de 110 % en dix ans.
Le prix de l'eau, voilà bien un sujet sur lequel personnel politique et simples administrés ne s'entendent pas. Pour une raison relativement simple : les premiers décident en fonction de critères que les seconds ignorent. Au final, tout le monde paye. Cher… mais finalement pas les yeux fermés. Face à ce constat, et autour de ce qui, avec les énergies fossiles, est déjà l'un des enjeux majeurs de cette décennie, la résistance s'organise. Deux associations ont pris le taureau par les cornes. À Corbeny, l'Association des citoyens solidaires (ACSC), derrière André Borchini. Dans le sud, à Trélou, Nos ronds dans l'eau de Richard Olivieri. Au centre un élu, militant, mais avec des arguments. Il s'agit de Gérard Dagry, le maire de Braye-en-Laonnois.

« Comme une mutuelle »

Braye-en-Laonnois, près de 200 habitants, une eau gérée en interne jusqu'en 2004. « On avait des problèmes de qualité. La Ddas, à l'époque, nous avait mis au pied du mur, raconte M. Dagry. On est passé chez Noreade, la régie du Nord-Pas-de-Calais et tout va bien. On paye 1, 22 euros le m3. »
L'ancien champion cycliste Dagry n'a rien à redire sur la régie. C'est ce qui va l'inciter à répondre aux demandes d'informations de ses deux interlocuteurs associatifs de Corbeny et de Trélou. Le trio milite donc pour obtenir sur le territoire un meilleur prix de l'eau et, pourquoi pas, de l'assainissement.
Évidemment, c'est difficile. « Noreade regroupe plus de 700 communes, c'est une grosse structure avec 500 employés, des ingénieurs et les services qui vont avec. Mais, enchaîne M. Olivieri, comme il s'agit d'une régie, les bénéfices sont réinvestis. » M. Dagry ajoute : « Cela fonctionne un peu comme une mutuelle. » Le maire de Braye-en-Laonnois est l'un des huit vice-présidents de la régie. Un commercial en or.
Beaucoup de contrats passés avec les gestionnaires privés arrivent à terme. Les élus du territoire ont à renouveler les délégations passées. Ou à choisir un autre fonctionnement. À moins de deux ans des municipales, la pression monte. D'autant que le poids lourd régional, Noreade donc, assure pouvoir offrir la même qualité de service, les mêmes garanties et la même qualité pour un prix du m3 inférieur d'au moins 1 euro. Problème : pour cela, et pour créer un « secteur », il faut une jauge de 30 000 personnes minimum à gérer. En amenant Château-Thierry dans le giron de la régie et en ajoutant la communauté de communes de Condé-en-Brie, ce serait possible. « C'est pour cette raison que nous nous sommes rapprochés de M. Krabal », relèvent les associatifs. Gérard Dagry confirme : « Nous avons eu plusieurs échanges. Mais on a senti un vrai changement entre le Krabal candidat à la députation et le Krabal débuté. Le climat s'est considérablement refroidi. »

Des élus intéressés

Le passage du privé au public ferait-il peur ? Si oui, pourquoi ? MM. Dagry, Olivieri et Borchini n'ont que des hypothèses à formuler. « Les élus nous répondent parfois qu'ils craignent de perdre la main. Mais la main sur quoi ? Ils ne contrôlent presque rien quand un grand groupe assure une délégation », estime Gérard Dagry. Dans le sud de l'Aisne c'est l'Usesa, dirigée par l'ancien conseiller général et maire de Trélou, Jacques Larangot, qui administre la distribution de l'eau déléguée au privé. Jacques Larangot est également président de ce syndicat, auquel 103 communes adhèrent. L'ensemble est piloté par un comité exécutif de 48 élus parmi lesquels le président et neuf vice-présidents (dont Jacques Krabal).
Jacques Larangot perçoit 3 000 euros d'indemnités par trimestre pour assurer cette tâche. « Ça doit être la moitié pour les vice-présidents », indique-t-il.
« On est dans ce type de dérive que dénonce le député Dosière », estime M. Dagry. « Il y a des inerties et des blocages qu'on peut aussi éclairer avec cet aspect des choses. Les élus ont intérêt, hélas, à ne pas remettre en cause certaines choses… »
« Ce que l'on réclame et que l'on n'obtient pas, c'est un débat éclairé », regrette le trio en résistance. « Or jamais du côté de l'Usesa comme du côté de Philippe Deboudt, le maire de Corbeny, il n'a été possible d'organiser de réunions en présence des associations, des usagers, de Noreade et des privés. »
« Tout cela est très exagéré », déplore Jacques Larangot. « Nous avons lancé un appel d'offres pour renouveler la DSP. Noreade pouvait postuler ! Soit dit en passant, si nous devions choisir un autre intervenant pour travailler en régie, ce ne serait certainement pas Noreade mais un des syndicats de la région parisienne avec lesquels nous avons plus d'affinités. »
Dans le département, 44 communes ont adopté la gestion en régie sous le label Noreade. « Il y a des déçus, signale M. Larangot, mais qui ne le disent pas par peur des représailles. » Des représailles ? « Par exemple des travaux promis mais jamais réalisés. »
La bataille de l'eau, dans l'Aisne, a bel et bien commencé.
Yves KLEIN
yklein@journal-lunion.fr

29 septembre  2012

Prix de l'eau et débat : ça ne coule pas de source

Prix de l'eau et débat : ça ne coule pas de source

L'Union du vendredi 28 septembre 2012 à

 

Les usagers ne sont pas suffisamment associés aux décisions d'élus qui privilégient souvent une gestion privée de la distribution de l'eau. C'est le constat dressé par ce collectif réuni autour du maire de Braye-en-Laonnois (à gauche), Gérard Dagry.

 

AISNE. La gestion de l'eau intéresse un nombre croissant d'usagers. Deux associations, dans le sud et le Laonnois montent au front pour proposer des solutions aux élus et leur demander des comptes.

TRÉLOU-SUR-MARNE détient un record que personne ne lui envie : c'est dans cette charmante commune du canton de Condé-en-Brie que coule l'eau la plus chère du département (notre encadré). En matière de record, Corbeny, à quelques enjambées de Laon, n'est pas en reste : dans cette modeste commune, le prix du m3 d'eau a augmenté de 110 % en dix ans.
Le prix de l'eau, voilà bien un sujet sur lequel personnel politique et simples administrés ne s'entendent pas. Pour une raison relativement simple : les premiers décident en fonction de critères que les seconds ignorent. Au final, tout le monde paye. Cher… mais finalement pas les yeux fermés. Face à ce constat, et autour de ce qui, avec les énergies fossiles, est déjà l'un des enjeux majeurs de cette décennie, la résistance s'organise. Deux associations ont pris le taureau par les cornes. À Corbeny, l'Association des citoyens solidaires (ACSC), derrière André Borchini. Dans le sud, à Trélou, Nos ronds dans l'eau de Richard Olivieri. Au centre un élu, militant, mais avec des arguments. Il s'agit de Gérard Dagry, le maire de Braye-en-Laonnois.

« Comme une mutuelle »

Braye-en-Laonnois, près de 200 habitants, une eau gérée en interne jusqu'en 2004. « On avait des problèmes de qualité. La Ddas, à l'époque, nous avait mis au pied du mur, raconte M. Dagry. On est passé chez Noreade, la régie du Nord-Pas-de-Calais et tout va bien. On paye 1, 22 euros le m3. »
L'ancien champion cycliste Dagry n'a rien à redire sur la régie. C'est ce qui va l'inciter à répondre aux demandes d'informations de ses deux interlocuteurs associatifs de Corbeny et de Trélou. Le trio milite donc pour obtenir sur le territoire un meilleur prix de l'eau et, pourquoi pas, de l'assainissement.
Évidemment, c'est difficile. « Noreade regroupe plus de 700 communes, c'est une grosse structure avec 500 employés, des ingénieurs et les services qui vont avec. Mais, enchaîne M. Olivieri, comme il s'agit d'une régie, les bénéfices sont réinvestis. » M. Dagry ajoute : « Cela fonctionne un peu comme une mutuelle. » Le maire de Braye-en-Laonnois est l'un des huit vice-présidents de la régie. Un commercial en or.
Beaucoup de contrats passés avec les gestionnaires privés arrivent à terme. Les élus du territoire ont à renouveler les délégations passées. Ou à choisir un autre fonctionnement. À moins de deux ans des municipales, la pression monte. D'autant que le poids lourd régional, Noreade donc, assure pouvoir offrir la même qualité de service, les mêmes garanties et la même qualité pour un prix du m3 inférieur d'au moins 1 euro. Problème : pour cela, et pour créer un « secteur », il faut une jauge de 30 000 personnes minimum à gérer. En amenant Château-Thierry dans le giron de la régie et en ajoutant la communauté de communes de Condé-en-Brie, ce serait possible. « C'est pour cette raison que nous nous sommes rapprochés de M. Krabal », relèvent les associatifs. Gérard Dagry confirme : « Nous avons eu plusieurs échanges. Mais on a senti un vrai changement entre le Krabal candidat à la députation et le Krabal débuté. Le climat s'est considérablement refroidi. »

Des élus intéressés

Le passage du privé au public ferait-il peur ? Si oui, pourquoi ? MM. Dagry, Olivieri et Borchini n'ont que des hypothèses à formuler. « Les élus nous répondent parfois qu'ils craignent de perdre la main. Mais la main sur quoi ? Ils ne contrôlent presque rien quand un grand groupe assure une délégation », estime Gérard Dagry. Dans le sud de l'Aisne c'est l'Usesa, dirigée par l'ancien conseiller général et maire de Trélou, Jacques Larangot, qui administre la distribution de l'eau déléguée au privé. Jacques Larangot est également président de ce syndicat, auquel 103 communes adhèrent. L'ensemble est piloté par un comité exécutif de 48 élus parmi lesquels le président et neuf vice-présidents (dont Jacques Krabal).
Jacques Larangot perçoit 3 000 euros d'indemnités par trimestre pour assurer cette tâche. « Ça doit être la moitié pour les vice-présidents », indique-t-il.
« On est dans ce type de dérive que dénonce le député Dosière », estime M. Dagry. « Il y a des inerties et des blocages qu'on peut aussi éclairer avec cet aspect des choses. Les élus ont intérêt, hélas, à ne pas remettre en cause certaines choses… »
« Ce que l'on réclame et que l'on n'obtient pas, c'est un débat éclairé », regrette le trio en résistance. « Or jamais du côté de l'Usesa comme du côté de Philippe Deboudt, le maire de Corbeny, il n'a été possible d'organiser de réunions en présence des associations, des usagers, de Noreade et des privés. »
« Tout cela est très exagéré », déplore Jacques Larangot. « Nous avons lancé un appel d'offres pour renouveler la DSP. Noreade pouvait postuler ! Soit dit en passant, si nous devions choisir un autre intervenant pour travailler en régie, ce ne serait certainement pas Noreade mais un des syndicats de la région parisienne avec lesquels nous avons plus d'affinités. »
Dans le département, 44 communes ont adopté la gestion en régie sous le label Noreade. « Il y a des déçus, signale M. Larangot, mais qui ne le disent pas par peur des représailles. » Des représailles ? « Par exemple des travaux promis mais jamais réalisés. »
La bataille de l'eau, dans l'Aisne, a bel et bien commencé.
Yves KLEIN
yklein@journal-lunion.fr

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Publié le 17/04/2016 07:13   | Tous les billets | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
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