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Brèves d'eau

EST ENSEMBLE (47) : THE HIDDEN AGENDA 06/12  -  par Maurice

19 juin 2012

EST ENSEMBLE (47) : THE HIDDEN AGENDA

REMOUS
EST ENSEMBLE (47) : THE HIDDEN AGENDA
PAR MARC LAIMÉ, 15 JUIN 2012

Le choix du mode de gestion du service public de l’eau revêt fréquemment depuis quelques années l’allure d’un conflit de basse intensité, devenu quasi permanent, qui oppose, dans une stratégie d’acteurs désormais bien rodée, les élus en responsabilité dans les collectivités qui doivent choisir entre gestion privée ou publique, les entreprises privées, les bureaux d’étude mobilisés aux fins d’éclairer les enjeux du choix de gestion, la société civile et ses différentes composantes, et enfin des medias, locaux ou nationaux, qui témoignent hélas d’une incapacité congénitale à retracer des combats obscurs, d’autant plus difficiles à objectiver que l’ensemble des acteurs qui en sont partie prenante usent en permanence, chacun à sa manière et pour défendre ses intérêts, du mensonge le plus éhonté, qui cohabite allégrement avec les approximations et contre vérités les plus outrancières. Le nouvel épisode de la saga d’Est Ensemble nous en offre une démonstration achevée.

A priori les stratégies d’acteurs à l’œuvre sont très lisibles. Les entreprises privées veulent conserver leurs contrats de DSP et font flèche de tout bois pour y parvenir. Les bureaux d’étude privés (il en existe près d’une centaine en France), de plus en plus souvent mobilisés pour « éclairer » les enjeux et assister les collectivités pour toutes les procédures administratives qui accompagnent le choix d’un mode de gestion, sont pieds et poings liés avec Veolia, Suez et Saur, et produisent des « audits », non seulement totalement orientés en faveur de la gestion privée, mais qui, dans la dernière période alignent de manière éhontée les mensonges les plus flagrants, quand il s’agit d’établir, ce qui est devenu la norme, que la gestion en régie… est 15 ou 20% plus chère que la gestion privée !

Noter que ces mensonges éhontés sont utilisés sans vergogne par des élus qui, dans leur immense majorité hélas, inclinent, publiquement ou non, pour la gestion privée, synonyme d’autant de moins de problèmes à gérer… La palme de la schizophrénie, de mieux en mieux assumée, revenant aux élus de gauche de toute obédience, qui clament en chœur que « L’eau est un bien commun et pas une marchandise », avant que de resigner sans barguigner un contrat de DSP avec l’une ou l’autre des Trois Sœurs, « parce que l’on ne peut pas faire autrement, hélas... »

Reconnaissons à leur décharge que la liquidation par étapes successives depuis une quinzaine d’années de l’ingenierie publique les prive le plus souvent de tout appui technique, aujourd’hui seulement existant au sein des grandes collectivités ou syndicats qui ont fait, depuis plus ou moins longtemps, le choix de la gestion publique. Reste que lesdites collectivités ou syndicats ne peuvent pas, au-delà de quelques cas ponctuels, mobiliser ces savoir-faire complexes au profit des collectivités et des élus qui en ont le plus criant besoin.

Côté société civile, avec des variantes infinies en termes d’organisation, et surtout d’efficacité, le mot d’ordre « En avant pour la gestion publique » est très largement partagé. Reste que ne disposant pas de l’expertise technique nécessaire pour appréhender réellement toutes les composantes du processus de choix d’un mode de gestion de l’eau, ladite société civile va essentiellement se mobiliser pour interpeller publiquement les élus qui vont devoir procéder au choix du passage en gestion publique ou du renouvellement d’une DSP.

Le plus souvent ça se passe mal. Normal. D’un côté des élus qui ne maîtrisent pas le sujet, et sont donc sensibles au chantage, tacite ou explicite, des entreprises privées qui leur prédisent les pires malheurs s’ils s’aventurent à passer en régie, de l’autre des citoyens qui ne maîtrisent pas davantage le sujet, et sont donc trop souvent enclins à prendre leurs désirs pour la réalité, et à asséner des certitudes qui ne résistent pas à l’examen. Le tout se terminant par des invectives réciproques, à la plus grande joie de Veolia, Suez ou Saur…

Ajouter des medias, locaux ou nationaux qui, dépourvus à l’identique de la moindre expertise, accentuent à leur tour des jeux d’acteurs devenus totalement caricaturaux, qui empêchent tout débat objectif sur des questions, des options, des processus, par ailleurs réellement complexes.

Le cas d’école d’Est Ensemble

Tous ces éléments étaient bien évidemment réunis dans notre saga d’Est Ensemble, qui fournit aujourd’hui un condensé presque chimiquement pur de l’ensemble des errements évoqués ci-dessus.

Rappelons brièvement un historique déjà très haut en couleurs.

Dans l’est parisien, en Seine-Saint-Denis, ex-banlieue rouge, le PS a dézingué Fabien canal historique. Séisme à tous les étages. La fraction conquérante du PS triomphant s’allie à Mme Dominique Voynet, qui a délogé de Montreuil l’ineffable Jean-Pierre Brard.

Le spectre du Grand Paris (alors sarkoziste) inquiète, à raison, tout ce beau monde.

Gai, gai, marions-nous, sous forme d’une improbable « Communauté d’agglomération », qui nous permettra, quoi qu’il advienne, de nous prémunir des sombres menées sarkozystes.

Avanti popolo et viva Est Ensemble. Histoire de coller aux légendes urbaines de la période, on décide, sur impulsion verte, que la communauté d’agglo va se doter de la compétence eau potable, ah que l’eau c’est notre bien commun, et on va s’arracher des griffes du méchant Sedif, et de Santini, et de Veolia.

Evidemment ça va tourner vinaigre. Comme notre ami Kernilovitch a considéré ces paroles verbales pour ce qu’elles sont, à savoir un avantageux merchandising gauchisant tout à fait adapté à l’hubris de télé-réalité des nouvelles populations (cultureux QSP +) de la communauté intergalactique d’Est ensemble, en proie à une boboïsation accélérée sur son flanc sud-est, personne ne prend garde à ces bêtises de compétence eau, Sedif, contrat et bla-bla-bla…

Jusqu’à ce qu’il faille commencer à se coltiner les emmerdements y afférents. Comme Est Ensemble a « récupéré » la compétence « Eau » de ses 9 communes, auparavant membres du golem SEDIF, celui-ci, empêtré dans le baston autour du nouveau contrat que doit signer Veolia, (ce qui sera fait, je vous rassure), entend bien ramener dans son giron les 9 communes qui, sait-on jamais, pourraient s’aviser de faire sécession et, horresco referens, se maquer avec Paris et basculer en gestion publique.

N’importe nawak !

Ici la rationalité très opérationnelle de nos amis de Veolia et du SEDIF va témoigner de son implacable efficience. Evidemment on dépêche dare-dare auprès de Kernilovitch les émissaires dotés du paquet-cadeau qui va permettre de parer à ces billevesées infantiles.

Comme les 9 communes nouvellement fédérées au sein d’Est-Ensemble lui ont transféré sa compétence eau, elles cesseront ipso facto d’appartenir au SEDIF, et ce à l’expiration de l’ancien contrat, qui courait encore, et avant qu’il ne soit à nouveau confié à Veolia.

Est Ensemble va donc devoir, en moins de deux ans, et sous la « pression populaire », nous y reviendrons, déterminer comment elle gérera son eau à l’avenir.

Ergo, Est Ensemble lance un appel d’offres pour un « audit ».

L’audit est remporté, bien évidemment, par un « groupement » tout acquis à la cause de Veolia et du SEDIF, comme va en témoigner son premier rapport intermédiaire, invraisemblable tissu de menteries dont nous nous fîmes une joie à l’époque de le tailler en pièces, ce qui augura de l’invraisemblable bataille de chiffonniers qui s’en suivit, se concluant par un « vote » favorable à l’adhésion au SEDIF, organisé sous protection de vigiles mandés par Kernilovitch.

C’est le vote de cette délibération que vient fort justement d’exploser, contre toute attente, le Tribunal administratif de Montreuil, ce qui nous projette, deux ans plus tard, dans un nouvel imbroglio dont on sent bien qu’il suscite l’ire, et de Kernilovitch, et du Sedif, et de Veolia…

Bon, jusque là nous sommes en terrain connu, depuis les Jacqueries, la Commune, 36, 68, etc, etc.

Mais c’est ici que l’affaire résume l’époque.

Côté Kernilovitch, dans un premier temps, on semble enclin à récidiver stupidement.

Comme l’annonce sans tarder La Gazette des communes, l’adhésion de la CAEE au Sedif étant annulée, et aux fins d’éviter de nouveaux débordements groupusculaires, notre homme, que l’expérience ne bonifie décidément pas, semble donc récidiver avec l’annonce d’un nouveau vote, qui va toujours se dérouler dans une enceinte « protégée », et donc filtrée, mais, à l’instar de la pratique ancienne du SEDIF, les fâcheux, contenus à l’extérieur, se verront offrir la retransmission du vote sur un écran video…

Kolossale finesse tout droit issue des laboratoires Santini et associés.

Sauf que notre joyeuse bande de brigands augure ce faisant que ce dispositif aventureux ne serait pas sanctionné, à nouveau, par la justice administrative. Périlleux pari.

Constat à ce stade de la partie d’échecs qui redémarre : Kernilovitch, Santini, Veolia et consorts n’imaginent pas une seconde, et sont d’ailleurs dans l’incapacité « fonctionnelle » de le faire, dialoguer avec leurs opposants, construire des compromis, « faire vivre la démocratie », comme on dit chez ces gens-là, et in fine éviter la tonne de nouveaux désagréments qui leur pend au nez.

Chez Suez champagne ! La concurrence voit ici validée à 300% sa stratégie d’endormissement programmé de la contestation, qu’elle a dépensé des millions d’euros pour mettre au point, avec hélas un succès inquiétant quant aux résultats de sa mise en œuvre.

Passons, mais on y reviendra.

A ce stade, changement de focale. Arrêtons nous un instant, ce qu’hélas ne savent faire nos camarades « bougistes », pour procéder à une esquisse d’analyse de la situation.

Le TA de Montreuil a annulé la délibération par laquelle Est Ensemble réadhérait au SEDIF, à l’issue de la première saison de la pantalonnade que nous avons déjà longuement chroniqué…

Qu’est-ce que cela peut bien signifier, au-delà des rodomontades que La Gazette des communes s’est empressée de relayer, ce qui en soi est déjà un signe probant que ça craint.

C’est le bordel.

On peut donc penser dans un premier temps que Kernilovitch va essayer de repasser en force le 26 juin.

Savoir déjà qu’il va falloir en urgence signer une nouvelle convention provisoire pour conférer un cadre réglementaire à la « continuité du service »…

Après, va falloir refaire tout le marathon, y en a pour entre 3 à 6 mois, indispensable afin que chacune des collectivités du SEDIF accepte, et vote, la réadhésion d’Est Ensemble.

D’ici là on se retrouve dans un intrigant no man’s land.

La délibération par laquelle Est Ensemble avait adhéré au SEDIF a donc été annulée.

Comme la délibération a été annulée, "tous les actes qui s’en sont suivis tombent d’eux mêmes, et pour Est Ensemble, et pour partie pour le SEDIF", s’empresse de proclamer l’avant-garde éclairée de la bande à « Occupy Pantin », nos amis activistes évidemment davantage enclins encore qu’à l’accoutumée à raconter littéralement n’importe quoi, et, de défaite en défaite jusqu’au désastre final, à proclamer la prise du Palais d’hiver, opportunément repeint en vert en cette période de législatives agitées, surtout dans le 9-3…

  • "Est Ensemble, un pas en avant"

Résumons : de manière inattendue le TA de Montreuil, faisant droit à une requête de la Coordination Eau Ile-de-France, annule le 30 mai la délibération par laquelle la CAEE avait adhéré au SEDIF.

La CAEE, dans un premier temps, annonce qu’elle proposera dès le 26 juin aux élus communautaires de resigner l’adhésion au SEDIF.

Les opposants exultent : c’est la lutte finale ! Et de rééditer dans l’urgence ce qui constitue l’essentiel de leur activité, à savoir organiser des réunions conspiratives dans lesquelles on s’autocongratule à l’infini, avant que de décider de rédiger des kilotonnes de communiqués de presse à la gloire des mêmes, et de convier le bon peuple à une kyrielle de votations citoyennes et autres simagrées, qui présentent toutefois l’avantage considérable de permettre à l’ennemi de réactualiser ses fichiers.

Ca dure une semaine en agitations diverses et variées, et pour finir, patatras : nouvelle « information »…

Considérable. Selon des propos prêtés au président de la CAEE, qui les aurait tenus en conseil communautaire le 13 juin au matin, aucun vote n’aurait lieu le 26 juin prochain. Il serait en revanche proposé de signer une nouvelle « convention provisoire » avec le SEDIF, le temps nécessaire à l’achèvement des « études » qui sont réputées être conduites dans le même temps, sous la houlette d’un ingénieur recruté à cet effet par Est Ensemble en 2011, conformément à une délibération qui avait également été votée le jour de l’adhésion (funeste) au SEDIF.

On notera que tout cela repose sur des « paroles verbales » et conciliabules divers, ce qui augure déjà que nous sommes bel et bien passés en mode « gestion de crise », ce qui va durer encore un bon moment avant le terme à venir du vaudeville en cours.

A ce stade, chers auditeurs, il va vous falloir choisir entre la phase A et la phase B de votre blues préféré.

Face A

Actant l’annulation de la délibération par laquelle elle avait adhéré au SEDIF, la CAEE, loin de réadhérer au SEDIF comme elle l’a annoncé dans un premier temps, et de proposer pour ce faire au vote des élus communautaires dès le 26 juin une nouvelle délibération d’adhésion, diffère tout nouveau vote de ce type et va approfondir sa réflexion.

Comme la continuité du service doit être assurée, une nouvelle convention provisoire va être signée avec le SEDIF… possiblement jusqu’à la fin 2013.

La CAEE avait adopté, fin 2010, en même temps qu’elle adhérait par 53 voix contre 38 au SEDIF, une deuxième délibération par laquelle elle s’engageait parallèlement à examiner sous deux ans l’éventualité de revenir en gestion publique.

Il était convenu d’embaucher à cet effet un ingénieur, de conduire des études et de signer une convention avec Paris.

L’embauche de l’ingénieur a été compliquée et le marché de l’étude aussi, la signature de la convention itou, si bien qu’à ce jour les conclusions de l’étude ne seront pas connues avant… 2013 ?

Si d’aventure les conclusions de l’étude s’avéraient favorables à la gestion publique, la CAEE devra :

- se désister de tout recours qu’elle aurait pu formuler contre l’annulation par le TA de Montreuil de la délibération d’adhésion initiale au SEDIF ;

- évaluer l’impact d’une rupture unilatérale du contrat de DSP de 12 ans auquel elle a adhéré, car il se trouve hélas, en vertu de la théorie bien connue des « actes détachables », que l’annulation de la délibération d’adhésion au SEDIF n’annule aucunement les engagements contractuels de la CAEE vis-à-vis du SEDIF et de Veolia…

- négocier le montant de l’indemnité colossale qui sera due à Veolia dans l’hypothèse d’une rupture unilatérale du contrat ;

- procéder à un audit approfondi, juridique, technique et financier, des conditions d’un passage en gestion publique, audit dont le coût pourrait s’établir dans une fourchette comprise entre 200 000 à 300 000 euros :

- élaborer d’un commun accord avec le SEDIF et Veolia un protocole de fin de contrat réglant le sort des biens et des personnels, ce qui suppose une bonne entente entre les parties ;

- s’assurer de son approvisionnement futur, soit par le biais d’achat d’eau au SEDIF, soit auprès d’Eau de Paris, ce qui engagerait, d’une part, à ce qu’Eau de Paris, et donc la Ville de Paris, valident politiquement l’opération, soient en capacité de le faire, et procèdent, conjointement avec la CAEE, aux travaux d’infrastructure qu’exigerait cette solution alternative à une fourniture en eau auprès du SEDIF ;

etc, etc

En tout état de cause il devrait donc être aisé de s’assurer, sur ces bases, que la CAEE se donne bien, dans les mois qui viennent, conformément aux engagements qu’ont pris sur ce point précis, et la majorité PS d’Est Ensemble, et ses partenaires Front de gauche et EELV, les moyens de parvenir à ses fins, i.e. larguer le Sedif et revenir en gestion publique...

Tout comme il va pouvoir être rapidement établi la portée réelle de l’annulation de la délibération d’adhésion sur le contrat de DSP de 12 ans liant CAEE, SEDIF et Veolia.

Sous cet angle, et si l’on en croyait, et les déclarations qui vont se succéder de Citizen Kern, de sa majorité, et de ses alliés Front de Gauche et EELV, sans même parler des libelles de nos amis de la bande bougiste « d’Occupy Pantin » littéralement déchaînés, on pourrait donc se laisser aller à rêver à un retour en gestion publique d’Est Ensemble.

Sauf que : les alliés Front de Gauche et EELV forment avec Citizen Kern une majorité de gestion, et ont tout à perdre à ce que la question de l’eau ne fasse « exploser » la CAEE. Je vous rassure, aucune explosion en vue.

Sauf que d’autres stratégies se tissent parallèlement : l’Acte III, à venir, de la décentralisation, Paris-Métropole, les municipales, sur fond de recomposition historique dans la Seine-Saint-Denis : Fabien a perdu au profit du PS et d’EELV. Les cataclysmes encore à venir engagent peut-être dès lors à ce que la question de l’eau à Est Ensemble se règle… face B ?

Face B

La CAEE maintient un recours par devant le Conseil d’état, et demande l’annulation de la décision du Tribunal de Montreuil, qui a lui même annulé la première délibération d’adhésion au SEDIF.

Dans quelques mois, délai certes inusité (1), le Conseil d’état annule la décision d’annulation du tribunal administratif de Montreuil.

Cette décision du Conseil d’état rétablit dès lors la validité de la délibération d’adhésion et tout rentre dans l’ordre : le contrat de DSP de 12 ans continue à poursuivre ses effets, sans qu’il soit besoin d’un quelconque nouveau vote qui déclencherait inévitablement un nouveau psychodrame.

Entre temps la CAEE aura achevé les études « approfondies » d’analyse des alternatives possibles d’un retour en gestion publique, qui témoigneront malheureusement… qu’il n’existe pas d’alternative.

La CAEE, dès lors, tout à fait navrée, ne peut que prendre acte, et d’une décision de justice qui s’impose à elle, et des conclusions d’études approfondies établissant qu’il n’existe de toute manière aucune alternative garantissant la continuité du service dû à l’usager, dans des conditions financières et de sécurité… que ne peuvent assurer que le SEDIF et Veolia.

L’admirable ici ce sont, à la fois, l’économie de moyens, et donc l’élégance de la méthode, en termes sportifs ou militaires.

Caractéristiques dont on aura saisi qu’elles nous inquiètent au plus point.

A suivre.

(1) Contrairement à ce que l’on pourrait benoîtement imaginer, les membres du Conseil d’Etat ne sont pas tous des magistrats blanchis sous le harnais, loin s’en faut. En effet, par la grâce d’une très ancienne tradition, le « Tourex » se porte toujours très bien. Le président de la République peut ainsi nommer, « au tour extérieur », des obligés au Conseil d’état. Dans la période toute récente, le précédent gouvernement (Fillon-Sarkozy) a ainsi nommé nombre de ses obligés, via le « Tourex », au Conseil d’état. On peut dès lors imaginer qu’un arrêt du Conseil d’état à venir soit en partie signé par l’un ou l’une de ces exotiques conseillers. On peut dès lors à l’occasion mieux comprendre l’étonnante mansuétude dudit Conseil d’état à l’égard de méchantes entreprises qui y voient très régulièrement triompher leurs intérêts particuliers, au détriment de l’intérêt général, ce qui se vérifie très particulièrement pour le secteur d’activités qui nous préoccupe.

Exemple :

« Avant de quitter Matignon, en 1991, Marisol se fait opportunément propulser au Conseil d’état au tour extérieur. Ce qui lui vaut le surnom de « Marisol Tourex », confie un conseiller d’état, hilare. Un de ses élèves de l’époque Sciences-Po se souvient qu’à son dernier cours elle avait lancé : « Je n’y connais rien, mais j’ai du cœur. Je pense que cela suffira pour le Conseil d’état » (sic),

- « Marisol Touraine, l’état de glace », Le Canard enchaîné, mercredi 13 juin 2012.

Lire le dossier Est Ensemble d’Eaux Glacées :

Le SEDIF pour les Nuls

Les eaux glacées du calcul égoïste, 23 mars 2010.

Est Ensemble (1) : l’audit pour les Nuls

Les eaux glacées du calcul égoïste, 15 septembre 2010.

Est Ensemble (2) : la tentation du passage en force

Les eaux glacées du calcul égoïste, 16 septembre 2010.

Est Ensemble (3) : l’audit fantôme

Les eaux glacées du calcul égoïste, 21 septembre 2010.

Est Ensemble (4) : le retour des godillots

Les eaux glacées du calcul égoïste, 23 septembre 2010.

Est Ensemble/Sedif (5) : la bataille continue

Les eaux glacées du calcul égoïste, 27 septembre 2010.

Est-Ensemble (6) : pitoyable instrumentalisation d’un audit bidon dans le quotidien économique (en faillite) La Tribune

Les eaux glacées du calcul égoïste, 30 septembre 2010.

Est-Ensemble (7) : "L’obscur rédacteur de la Tribune" pète un câble

Les eaux glacées du calcul égoïste, 30 septembre 2010.

Est-Ensemble (8) : l’audit contesté au feu du débat public ?

Les eaux glacées du calcul égoïste, 2 octobre 2010.

Est-Ensemble (9) : Les Echos favorables à la gestion publique ?

Les eaux glacées du calcul égoïste, 5 octobre 2010.

Est-Ensemble (10) : de Waterloo à Austerlitz

Les eaux glacées du calcul égoïste, 5 octobre 2010.

Est Ensemble (11) : Gestion de l’eau en Seine-Saint-Denis : Sedif ou Eau de Paris ?

Les eaux glacées du calcul égoïste, 18 octobre 2010.

Est Ensemble (12) : Coup de théâtre !

Les eaux glacées du calcul égoïste, 18 octobre 2010.

Est Ensemble (13) : l’analyse d’une historienne

Les eaux glacées du calcul égoïste, 20 octobre 2010.

Est Ensemble (14) : Réaction d’élus de Bondy à l’analyse d’une historienne

Les eaux glacées du calcul égoïste, 21 octobre 2010.

Est Ensemble (15) : Montreuil plébiscite la gestion publique

Les eaux glacées du calcul égoïste, 23 octobre 2010.

Est Ensemble (16) : Réponse de l’historienne aux communistes de Bondy

Les eaux glacées du calcul égoïste, 24 octobre 2010.

Est Ensemble (17) : le bureau d’études dresse un bilan "globalement positif" du retour en régie... dans la banlieue sud de Rouen !

Les eaux glacées du calcul égoïste, 27 octobre 2010.

Est Ensemble (18) : le maire (PS) de Bondy, M. Gilbert Roger, vote Veolia. La Coordination Eau-Ile-de-France lui répond

Les eaux glacées du calcul égoïste, 1er novembre 2010.

Est Ensemble (19) : le discours rêvé de Citizen Kern

Les eaux glacées du calcul égoïste, 2 novembre 2010.

Est Ensemble (20) : débat décisif à Romainville

Les eaux glacées du calcul égoïste, 6 novembre 2010.

Est Ensemble (21) : douche froide et colère

Les eaux glacées du calcul égoïste, 10 novembre 2010.

Est Ensemble (22) : "Où en sommes-nous ?", par Jean-Claude Oliva

Les eaux glacées du calcul égoïste, 11 novembre 2010.

Est Ensemble (23) : la tentation d’Alzheimer

Les eaux glacées du calcul égoïste, 11 novembre 2010.

Est Ensemble (24) : schizophrénie de la gauche gestionnaire

Les eaux glacées du calcul égoïste, 12 novembre 2010.

Est Ensemble (25) : l’exécutif communautaire hors le loi !

Les eaux glacées du calcul égoïste, 13 novembre 2010.

Est Ensemble (26) : passage en force et cantonales

Les eaux glacées du calcul égoïste, 16 novembre 2010.

Est Ensemble (27) : pressions syndicales

Les eaux glacées du calcul égoïste, 17 novembre 2010.

Est Ensemble (28) : le dossier d’Eaux glacées

Les eaux glacées du calcul égoïste, 17 novembre 2010.

Est Ensemble (29) : action unitaire pour la régie publique

Les eaux glacées du calcul égoïste, 17 novembre 2010.

Est Ensemble (30) : de l’impossibilité de sortir du Sedif après y être entré

Les eaux glacées du calcul égoïste, 23 novembre 2010.

Est Ensemble (31) : l’Autre délibération

Les eaux glacées du calcul égoïste, 23 novembre 2010.

Est Ensemble (32) : manifestation et annulation du vote

Les eaux glacées du calcul égoïste, 23 novembre 2010.

Est Ensemble (33) : éruption citoyenne

Les eaux glacées du calcul égoïste, 23 novembre 2010.

Est Ensemble (34) : la lettre de Santini

Les eaux glacées du calcul égoïste, 28 novembre 2010.

Est Ensemble (35) : nouvelle tentative de vote (pour revenir au Sedif) le 30 novembre à Romainville…

Les eaux glacées du calcul égoïste, 28 novembre 2010.

Est Ensemble (36) : "Non à l’adhésion forcée au Sedif", par la Coordination Eau Ile-de-France

Les eaux glacées du calcul égoïste, 28 novembre 2010.

Est Ensemble (37) : conférence de presse de Dominique Voynet le lundi 29 novembre

Les eaux glacées du calcul égoïste, 28 novembre 2010.

Est Ensemble (38) : pourquoi le PS de Seine-Saint-Denis s’incline devant le grand capital (Veolia)

Les eaux glacées du calcul égoïste, 28 novembre 2010.

Est Ensemble (39) : protégée par 50 vigiles, la majorité (PS) du Conseil communautaire vote, avec la droite, les pleins pouvoirs à Veolia...

Les eaux glacées du calcul égoïste, 1er décembre 2010.

Est Ensemble (40) : Après le vote, par la Coordination Eau Ile-de-France

Les eaux glacées du calcul égoïste, 2 décembre 2010.

Est Ensemble (41) : Anatoli Bertrandi Kernilovitch élus secrétaire général du CC de la RPS d’Estanblitch

Les eaux glacées du calcul égoïste, 5 décembre 2010.

Est Ensemble (42) : la Ligue des droits de l’homme de la Seine-Saint-Denis condamne le retour au SEDIF

Les eaux glacées du calcul égoïste, 5 décembre 2010.

Est Ensemble (43) : 400 000 habitants de la Seine-Saint-Denis vont payer très cher leur réadhésion forcée au Sedif

Les eaux glacées du calcul égoïste, 9 décembre 2010.

Est Ensemble (44) : un premier recours contre l’adhésion forcée au SEDIF

Les eaux glacées du calcul égoïste, 5 février 2011.

Est Ensemble (45) : la justice annule l’adhésion au SEDIF !

Les eaux glacées du calcul égoïste, 5 juin 2012.

Est Ensemble (46) : la CAEE persiste et re-signe

Les eaux glacées du calcul égoïste, 6 juin 2012.

Est Ensemble (47) : The Hidden Agenda

Les eaux glacées du calcul égoïste, 15 juin 2012.

19 juin 2012

EST ENSEMBLE (47) : THE HIDDEN AGENDA

REMOUS
EST ENSEMBLE (47) : THE HIDDEN AGENDA
PAR MARC LAIMÉ, 15 JUIN 2012

Le choix du mode de gestion du service public de l’eau revêt fréquemment depuis quelques années l’allure d’un conflit de basse intensité, devenu quasi permanent, qui oppose, dans une stratégie d’acteurs désormais bien rodée, les élus en responsabilité dans les collectivités qui doivent choisir entre gestion privée ou publique, les entreprises privées, les bureaux d’étude mobilisés aux fins d’éclairer les enjeux du choix de gestion, la société civile et ses différentes composantes, et enfin des medias, locaux ou nationaux, qui témoignent hélas d’une incapacité congénitale à retracer des combats obscurs, d’autant plus difficiles à objectiver que l’ensemble des acteurs qui en sont partie prenante usent en permanence, chacun à sa manière et pour défendre ses intérêts, du mensonge le plus éhonté, qui cohabite allégrement avec les approximations et contre vérités les plus outrancières. Le nouvel épisode de la saga d’Est Ensemble nous en offre une démonstration achevée.

A priori les stratégies d’acteurs à l’œuvre sont très lisibles. Les entreprises privées veulent conserver leurs contrats de DSP et font flèche de tout bois pour y parvenir. Les bureaux d’étude privés (il en existe près d’une centaine en France), de plus en plus souvent mobilisés pour « éclairer » les enjeux et assister les collectivités pour toutes les procédures administratives qui accompagnent le choix d’un mode de gestion, sont pieds et poings liés avec Veolia, Suez et Saur, et produisent des « audits », non seulement totalement orientés en faveur de la gestion privée, mais qui, dans la dernière période alignent de manière éhontée les mensonges les plus flagrants, quand il s’agit d’établir, ce qui est devenu la norme, que la gestion en régie… est 15 ou 20% plus chère que la gestion privée !

Noter que ces mensonges éhontés sont utilisés sans vergogne par des élus qui, dans leur immense majorité hélas, inclinent, publiquement ou non, pour la gestion privée, synonyme d’autant de moins de problèmes à gérer… La palme de la schizophrénie, de mieux en mieux assumée, revenant aux élus de gauche de toute obédience, qui clament en chœur que « L’eau est un bien commun et pas une marchandise », avant que de resigner sans barguigner un contrat de DSP avec l’une ou l’autre des Trois Sœurs, « parce que l’on ne peut pas faire autrement, hélas... »

Reconnaissons à leur décharge que la liquidation par étapes successives depuis une quinzaine d’années de l’ingenierie publique les prive le plus souvent de tout appui technique, aujourd’hui seulement existant au sein des grandes collectivités ou syndicats qui ont fait, depuis plus ou moins longtemps, le choix de la gestion publique. Reste que lesdites collectivités ou syndicats ne peuvent pas, au-delà de quelques cas ponctuels, mobiliser ces savoir-faire complexes au profit des collectivités et des élus qui en ont le plus criant besoin.

Côté société civile, avec des variantes infinies en termes d’organisation, et surtout d’efficacité, le mot d’ordre « En avant pour la gestion publique » est très largement partagé. Reste que ne disposant pas de l’expertise technique nécessaire pour appréhender réellement toutes les composantes du processus de choix d’un mode de gestion de l’eau, ladite société civile va essentiellement se mobiliser pour interpeller publiquement les élus qui vont devoir procéder au choix du passage en gestion publique ou du renouvellement d’une DSP.

Le plus souvent ça se passe mal. Normal. D’un côté des élus qui ne maîtrisent pas le sujet, et sont donc sensibles au chantage, tacite ou explicite, des entreprises privées qui leur prédisent les pires malheurs s’ils s’aventurent à passer en régie, de l’autre des citoyens qui ne maîtrisent pas davantage le sujet, et sont donc trop souvent enclins à prendre leurs désirs pour la réalité, et à asséner des certitudes qui ne résistent pas à l’examen. Le tout se terminant par des invectives réciproques, à la plus grande joie de Veolia, Suez ou Saur…

Ajouter des medias, locaux ou nationaux qui, dépourvus à l’identique de la moindre expertise, accentuent à leur tour des jeux d’acteurs devenus totalement caricaturaux, qui empêchent tout débat objectif sur des questions, des options, des processus, par ailleurs réellement complexes.

Le cas d’école d’Est Ensemble

Tous ces éléments étaient bien évidemment réunis dans notre saga d’Est Ensemble, qui fournit aujourd’hui un condensé presque chimiquement pur de l’ensemble des errements évoqués ci-dessus.

Rappelons brièvement un historique déjà très haut en couleurs.

Dans l’est parisien, en Seine-Saint-Denis, ex-banlieue rouge, le PS a dézingué Fabien canal historique. Séisme à tous les étages. La fraction conquérante du PS triomphant s’allie à Mme Dominique Voynet, qui a délogé de Montreuil l’ineffable Jean-Pierre Brard.

Le spectre du Grand Paris (alors sarkoziste) inquiète, à raison, tout ce beau monde.

Gai, gai, marions-nous, sous forme d’une improbable « Communauté d’agglomération », qui nous permettra, quoi qu’il advienne, de nous prémunir des sombres menées sarkozystes.

Avanti popolo et viva Est Ensemble. Histoire de coller aux légendes urbaines de la période, on décide, sur impulsion verte, que la communauté d’agglo va se doter de la compétence eau potable, ah que l’eau c’est notre bien commun, et on va s’arracher des griffes du méchant Sedif, et de Santini, et de Veolia.

Evidemment ça va tourner vinaigre. Comme notre ami Kernilovitch a considéré ces paroles verbales pour ce qu’elles sont, à savoir un avantageux merchandising gauchisant tout à fait adapté à l’hubris de télé-réalité des nouvelles populations (cultureux QSP +) de la communauté intergalactique d’Est ensemble, en proie à une boboïsation accélérée sur son flanc sud-est, personne ne prend garde à ces bêtises de compétence eau, Sedif, contrat et bla-bla-bla…

Jusqu’à ce qu’il faille commencer à se coltiner les emmerdements y afférents. Comme Est Ensemble a « récupéré » la compétence « Eau » de ses 9 communes, auparavant membres du golem SEDIF, celui-ci, empêtré dans le baston autour du nouveau contrat que doit signer Veolia, (ce qui sera fait, je vous rassure), entend bien ramener dans son giron les 9 communes qui, sait-on jamais, pourraient s’aviser de faire sécession et, horresco referens, se maquer avec Paris et basculer en gestion publique.

N’importe nawak !

Ici la rationalité très opérationnelle de nos amis de Veolia et du SEDIF va témoigner de son implacable efficience. Evidemment on dépêche dare-dare auprès de Kernilovitch les émissaires dotés du paquet-cadeau qui va permettre de parer à ces billevesées infantiles.

Comme les 9 communes nouvellement fédérées au sein d’Est-Ensemble lui ont transféré sa compétence eau, elles cesseront ipso facto d’appartenir au SEDIF, et ce à l’expiration de l’ancien contrat, qui courait encore, et avant qu’il ne soit à nouveau confié à Veolia.

Est Ensemble va donc devoir, en moins de deux ans, et sous la « pression populaire », nous y reviendrons, déterminer comment elle gérera son eau à l’avenir.

Ergo, Est Ensemble lance un appel d’offres pour un « audit ».

L’audit est remporté, bien évidemment, par un « groupement » tout acquis à la cause de Veolia et du SEDIF, comme va en témoigner son premier rapport intermédiaire, invraisemblable tissu de menteries dont nous nous fîmes une joie à l’époque de le tailler en pièces, ce qui augura de l’invraisemblable bataille de chiffonniers qui s’en suivit, se concluant par un « vote » favorable à l’adhésion au SEDIF, organisé sous protection de vigiles mandés par Kernilovitch.

C’est le vote de cette délibération que vient fort justement d’exploser, contre toute attente, le Tribunal administratif de Montreuil, ce qui nous projette, deux ans plus tard, dans un nouvel imbroglio dont on sent bien qu’il suscite l’ire, et de Kernilovitch, et du Sedif, et de Veolia…

Bon, jusque là nous sommes en terrain connu, depuis les Jacqueries, la Commune, 36, 68, etc, etc.

Mais c’est ici que l’affaire résume l’époque.

Côté Kernilovitch, dans un premier temps, on semble enclin à récidiver stupidement.

Comme l’annonce sans tarder La Gazette des communes, l’adhésion de la CAEE au Sedif étant annulée, et aux fins d’éviter de nouveaux débordements groupusculaires, notre homme, que l’expérience ne bonifie décidément pas, semble donc récidiver avec l’annonce d’un nouveau vote, qui va toujours se dérouler dans une enceinte « protégée », et donc filtrée, mais, à l’instar de la pratique ancienne du SEDIF, les fâcheux, contenus à l’extérieur, se verront offrir la retransmission du vote sur un écran video…

Kolossale finesse tout droit issue des laboratoires Santini et associés.

Sauf que notre joyeuse bande de brigands augure ce faisant que ce dispositif aventureux ne serait pas sanctionné, à nouveau, par la justice administrative. Périlleux pari.

Constat à ce stade de la partie d’échecs qui redémarre : Kernilovitch, Santini, Veolia et consorts n’imaginent pas une seconde, et sont d’ailleurs dans l’incapacité « fonctionnelle » de le faire, dialoguer avec leurs opposants, construire des compromis, « faire vivre la démocratie », comme on dit chez ces gens-là, et in fine éviter la tonne de nouveaux désagréments qui leur pend au nez.

Chez Suez champagne ! La concurrence voit ici validée à 300% sa stratégie d’endormissement programmé de la contestation, qu’elle a dépensé des millions d’euros pour mettre au point, avec hélas un succès inquiétant quant aux résultats de sa mise en œuvre.

Passons, mais on y reviendra.

A ce stade, changement de focale. Arrêtons nous un instant, ce qu’hélas ne savent faire nos camarades « bougistes », pour procéder à une esquisse d’analyse de la situation.

Le TA de Montreuil a annulé la délibération par laquelle Est Ensemble réadhérait au SEDIF, à l’issue de la première saison de la pantalonnade que nous avons déjà longuement chroniqué…

Qu’est-ce que cela peut bien signifier, au-delà des rodomontades que La Gazette des communes s’est empressée de relayer, ce qui en soi est déjà un signe probant que ça craint.

C’est le bordel.

On peut donc penser dans un premier temps que Kernilovitch va essayer de repasser en force le 26 juin.

Savoir déjà qu’il va falloir en urgence signer une nouvelle convention provisoire pour conférer un cadre réglementaire à la « continuité du service »…

Après, va falloir refaire tout le marathon, y en a pour entre 3 à 6 mois, indispensable afin que chacune des collectivités du SEDIF accepte, et vote, la réadhésion d’Est Ensemble.

D’ici là on se retrouve dans un intrigant no man’s land.

La délibération par laquelle Est Ensemble avait adhéré au SEDIF a donc été annulée.

Comme la délibération a été annulée, "tous les actes qui s’en sont suivis tombent d’eux mêmes, et pour Est Ensemble, et pour partie pour le SEDIF", s’empresse de proclamer l’avant-garde éclairée de la bande à « Occupy Pantin », nos amis activistes évidemment davantage enclins encore qu’à l’accoutumée à raconter littéralement n’importe quoi, et, de défaite en défaite jusqu’au désastre final, à proclamer la prise du Palais d’hiver, opportunément repeint en vert en cette période de législatives agitées, surtout dans le 9-3…

  • "Est Ensemble, un pas en avant"

Résumons : de manière inattendue le TA de Montreuil, faisant droit à une requête de la Coordination Eau Ile-de-France, annule le 30 mai la délibération par laquelle la CAEE avait adhéré au SEDIF.

La CAEE, dans un premier temps, annonce qu’elle proposera dès le 26 juin aux élus communautaires de resigner l’adhésion au SEDIF.

Les opposants exultent : c’est la lutte finale ! Et de rééditer dans l’urgence ce qui constitue l’essentiel de leur activité, à savoir organiser des réunions conspiratives dans lesquelles on s’autocongratule à l’infini, avant que de décider de rédiger des kilotonnes de communiqués de presse à la gloire des mêmes, et de convier le bon peuple à une kyrielle de votations citoyennes et autres simagrées, qui présentent toutefois l’avantage considérable de permettre à l’ennemi de réactualiser ses fichiers.

Ca dure une semaine en agitations diverses et variées, et pour finir, patatras : nouvelle « information »…

Considérable. Selon des propos prêtés au président de la CAEE, qui les aurait tenus en conseil communautaire le 13 juin au matin, aucun vote n’aurait lieu le 26 juin prochain. Il serait en revanche proposé de signer une nouvelle « convention provisoire » avec le SEDIF, le temps nécessaire à l’achèvement des « études » qui sont réputées être conduites dans le même temps, sous la houlette d’un ingénieur recruté à cet effet par Est Ensemble en 2011, conformément à une délibération qui avait également été votée le jour de l’adhésion (funeste) au SEDIF.

On notera que tout cela repose sur des « paroles verbales » et conciliabules divers, ce qui augure déjà que nous sommes bel et bien passés en mode « gestion de crise », ce qui va durer encore un bon moment avant le terme à venir du vaudeville en cours.

A ce stade, chers auditeurs, il va vous falloir choisir entre la phase A et la phase B de votre blues préféré.

Face A

Actant l’annulation de la délibération par laquelle elle avait adhéré au SEDIF, la CAEE, loin de réadhérer au SEDIF comme elle l’a annoncé dans un premier temps, et de proposer pour ce faire au vote des élus communautaires dès le 26 juin une nouvelle délibération d’adhésion, diffère tout nouveau vote de ce type et va approfondir sa réflexion.

Comme la continuité du service doit être assurée, une nouvelle convention provisoire va être signée avec le SEDIF… possiblement jusqu’à la fin 2013.

La CAEE avait adopté, fin 2010, en même temps qu’elle adhérait par 53 voix contre 38 au SEDIF, une deuxième délibération par laquelle elle s’engageait parallèlement à examiner sous deux ans l’éventualité de revenir en gestion publique.

Il était convenu d’embaucher à cet effet un ingénieur, de conduire des études et de signer une convention avec Paris.

L’embauche de l’ingénieur a été compliquée et le marché de l’étude aussi, la signature de la convention itou, si bien qu’à ce jour les conclusions de l’étude ne seront pas connues avant… 2013 ?

Si d’aventure les conclusions de l’étude s’avéraient favorables à la gestion publique, la CAEE devra :

- se désister de tout recours qu’elle aurait pu formuler contre l’annulation par le TA de Montreuil de la délibération d’adhésion initiale au SEDIF ;

- évaluer l’impact d’une rupture unilatérale du contrat de DSP de 12 ans auquel elle a adhéré, car il se trouve hélas, en vertu de la théorie bien connue des « actes détachables », que l’annulation de la délibération d’adhésion au SEDIF n’annule aucunement les engagements contractuels de la CAEE vis-à-vis du SEDIF et de Veolia…

- négocier le montant de l’indemnité colossale qui sera due à Veolia dans l’hypothèse d’une rupture unilatérale du contrat ;

- procéder à un audit approfondi, juridique, technique et financier, des conditions d’un passage en gestion publique, audit dont le coût pourrait s’établir dans une fourchette comprise entre 200 000 à 300 000 euros :

- élaborer d’un commun accord avec le SEDIF et Veolia un protocole de fin de contrat réglant le sort des biens et des personnels, ce qui suppose une bonne entente entre les parties ;

- s’assurer de son approvisionnement futur, soit par le biais d’achat d’eau au SEDIF, soit auprès d’Eau de Paris, ce qui engagerait, d’une part, à ce qu’Eau de Paris, et donc la Ville de Paris, valident politiquement l’opération, soient en capacité de le faire, et procèdent, conjointement avec la CAEE, aux travaux d’infrastructure qu’exigerait cette solution alternative à une fourniture en eau auprès du SEDIF ;

etc, etc

En tout état de cause il devrait donc être aisé de s’assurer, sur ces bases, que la CAEE se donne bien, dans les mois qui viennent, conformément aux engagements qu’ont pris sur ce point précis, et la majorité PS d’Est Ensemble, et ses partenaires Front de gauche et EELV, les moyens de parvenir à ses fins, i.e. larguer le Sedif et revenir en gestion publique...

Tout comme il va pouvoir être rapidement établi la portée réelle de l’annulation de la délibération d’adhésion sur le contrat de DSP de 12 ans liant CAEE, SEDIF et Veolia.

Sous cet angle, et si l’on en croyait, et les déclarations qui vont se succéder de Citizen Kern, de sa majorité, et de ses alliés Front de Gauche et EELV, sans même parler des libelles de nos amis de la bande bougiste « d’Occupy Pantin » littéralement déchaînés, on pourrait donc se laisser aller à rêver à un retour en gestion publique d’Est Ensemble.

Sauf que : les alliés Front de Gauche et EELV forment avec Citizen Kern une majorité de gestion, et ont tout à perdre à ce que la question de l’eau ne fasse « exploser » la CAEE. Je vous rassure, aucune explosion en vue.

Sauf que d’autres stratégies se tissent parallèlement : l’Acte III, à venir, de la décentralisation, Paris-Métropole, les municipales, sur fond de recomposition historique dans la Seine-Saint-Denis : Fabien a perdu au profit du PS et d’EELV. Les cataclysmes encore à venir engagent peut-être dès lors à ce que la question de l’eau à Est Ensemble se règle… face B ?

Face B

La CAEE maintient un recours par devant le Conseil d’état, et demande l’annulation de la décision du Tribunal de Montreuil, qui a lui même annulé la première délibération d’adhésion au SEDIF.

Dans quelques mois, délai certes inusité (1), le Conseil d’état annule la décision d’annulation du tribunal administratif de Montreuil.

Cette décision du Conseil d’état rétablit dès lors la validité de la délibération d’adhésion et tout rentre dans l’ordre : le contrat de DSP de 12 ans continue à poursuivre ses effets, sans qu’il soit besoin d’un quelconque nouveau vote qui déclencherait inévitablement un nouveau psychodrame.

Entre temps la CAEE aura achevé les études « approfondies » d’analyse des alternatives possibles d’un retour en gestion publique, qui témoigneront malheureusement… qu’il n’existe pas d’alternative.

La CAEE, dès lors, tout à fait navrée, ne peut que prendre acte, et d’une décision de justice qui s’impose à elle, et des conclusions d’études approfondies établissant qu’il n’existe de toute manière aucune alternative garantissant la continuité du service dû à l’usager, dans des conditions financières et de sécurité… que ne peuvent assurer que le SEDIF et Veolia.

L’admirable ici ce sont, à la fois, l’économie de moyens, et donc l’élégance de la méthode, en termes sportifs ou militaires.

Caractéristiques dont on aura saisi qu’elles nous inquiètent au plus point.

A suivre.

(1) Contrairement à ce que l’on pourrait benoîtement imaginer, les membres du Conseil d’Etat ne sont pas tous des magistrats blanchis sous le harnais, loin s’en faut. En effet, par la grâce d’une très ancienne tradition, le « Tourex » se porte toujours très bien. Le président de la République peut ainsi nommer, « au tour extérieur », des obligés au Conseil d’état. Dans la période toute récente, le précédent gouvernement (Fillon-Sarkozy) a ainsi nommé nombre de ses obligés, via le « Tourex », au Conseil d’état. On peut dès lors imaginer qu’un arrêt du Conseil d’état à venir soit en partie signé par l’un ou l’une de ces exotiques conseillers. On peut dès lors à l’occasion mieux comprendre l’étonnante mansuétude dudit Conseil d’état à l’égard de méchantes entreprises qui y voient très régulièrement triompher leurs intérêts particuliers, au détriment de l’intérêt général, ce qui se vérifie très particulièrement pour le secteur d’activités qui nous préoccupe.

Exemple :

« Avant de quitter Matignon, en 1991, Marisol se fait opportunément propulser au Conseil d’état au tour extérieur. Ce qui lui vaut le surnom de « Marisol Tourex », confie un conseiller d’état, hilare. Un de ses élèves de l’époque Sciences-Po se souvient qu’à son dernier cours elle avait lancé : « Je n’y connais rien, mais j’ai du cœur. Je pense que cela suffira pour le Conseil d’état » (sic),

- « Marisol Touraine, l’état de glace », Le Canard enchaîné, mercredi 13 juin 2012.

Lire le dossier Est Ensemble d’Eaux Glacées :

Le SEDIF pour les Nuls

Les eaux glacées du calcul égoïste, 23 mars 2010.

Est Ensemble (1) : l’audit pour les Nuls

Les eaux glacées du calcul égoïste, 15 septembre 2010.

Est Ensemble (2) : la tentation du passage en force

Les eaux glacées du calcul égoïste, 16 septembre 2010.

Est Ensemble (3) : l’audit fantôme

Les eaux glacées du calcul égoïste, 21 septembre 2010.

Est Ensemble (4) : le retour des godillots

Les eaux glacées du calcul égoïste, 23 septembre 2010.

Est Ensemble/Sedif (5) : la bataille continue

Les eaux glacées du calcul égoïste, 27 septembre 2010.

Est-Ensemble (6) : pitoyable instrumentalisation d’un audit bidon dans le quotidien économique (en faillite) La Tribune

Les eaux glacées du calcul égoïste, 30 septembre 2010.

Est-Ensemble (7) : "L’obscur rédacteur de la Tribune" pète un câble

Les eaux glacées du calcul égoïste, 30 septembre 2010.

Est-Ensemble (8) : l’audit contesté au feu du débat public ?

Les eaux glacées du calcul égoïste, 2 octobre 2010.

Est-Ensemble (9) : Les Echos favorables à la gestion publique ?

Les eaux glacées du calcul égoïste, 5 octobre 2010.

Est-Ensemble (10) : de Waterloo à Austerlitz

Les eaux glacées du calcul égoïste, 5 octobre 2010.

Est Ensemble (11) : Gestion de l’eau en Seine-Saint-Denis : Sedif ou Eau de Paris ?

Les eaux glacées du calcul égoïste, 18 octobre 2010.

Est Ensemble (12) : Coup de théâtre !

Les eaux glacées du calcul égoïste, 18 octobre 2010.

Est Ensemble (13) : l’analyse d’une historienne

Les eaux glacées du calcul égoïste, 20 octobre 2010.

Est Ensemble (14) : Réaction d’élus de Bondy à l’analyse d’une historienne

Les eaux glacées du calcul égoïste, 21 octobre 2010.

Est Ensemble (15) : Montreuil plébiscite la gestion publique

Les eaux glacées du calcul égoïste, 23 octobre 2010.

Est Ensemble (16) : Réponse de l’historienne aux communistes de Bondy

Les eaux glacées du calcul égoïste, 24 octobre 2010.

Est Ensemble (17) : le bureau d’études dresse un bilan "globalement positif" du retour en régie... dans la banlieue sud de Rouen !

Les eaux glacées du calcul égoïste, 27 octobre 2010.

Est Ensemble (18) : le maire (PS) de Bondy, M. Gilbert Roger, vote Veolia. La Coordination Eau-Ile-de-France lui répond

Les eaux glacées du calcul égoïste, 1er novembre 2010.

Est Ensemble (19) : le discours rêvé de Citizen Kern

Les eaux glacées du calcul égoïste, 2 novembre 2010.

Est Ensemble (20) : débat décisif à Romainville

Les eaux glacées du calcul égoïste, 6 novembre 2010.

Est Ensemble (21) : douche froide et colère

Les eaux glacées du calcul égoïste, 10 novembre 2010.

Est Ensemble (22) : "Où en sommes-nous ?", par Jean-Claude Oliva

Les eaux glacées du calcul égoïste, 11 novembre 2010.

Est Ensemble (23) : la tentation d’Alzheimer

Les eaux glacées du calcul égoïste, 11 novembre 2010.

Est Ensemble (24) : schizophrénie de la gauche gestionnaire

Les eaux glacées du calcul égoïste, 12 novembre 2010.

Est Ensemble (25) : l’exécutif communautaire hors le loi !

Les eaux glacées du calcul égoïste, 13 novembre 2010.

Est Ensemble (26) : passage en force et cantonales

Les eaux glacées du calcul égoïste, 16 novembre 2010.

Est Ensemble (27) : pressions syndicales

Les eaux glacées du calcul égoïste, 17 novembre 2010.

Est Ensemble (28) : le dossier d’Eaux glacées

Les eaux glacées du calcul égoïste, 17 novembre 2010.

Est Ensemble (29) : action unitaire pour la régie publique

Les eaux glacées du calcul égoïste, 17 novembre 2010.

Est Ensemble (30) : de l’impossibilité de sortir du Sedif après y être entré

Les eaux glacées du calcul égoïste, 23 novembre 2010.

Est Ensemble (31) : l’Autre délibération

Les eaux glacées du calcul égoïste, 23 novembre 2010.

Est Ensemble (32) : manifestation et annulation du vote

Les eaux glacées du calcul égoïste, 23 novembre 2010.

Est Ensemble (33) : éruption citoyenne

Les eaux glacées du calcul égoïste, 23 novembre 2010.

Est Ensemble (34) : la lettre de Santini

Les eaux glacées du calcul égoïste, 28 novembre 2010.

Est Ensemble (35) : nouvelle tentative de vote (pour revenir au Sedif) le 30 novembre à Romainville…

Les eaux glacées du calcul égoïste, 28 novembre 2010.

Est Ensemble (36) : "Non à l’adhésion forcée au Sedif", par la Coordination Eau Ile-de-France

Les eaux glacées du calcul égoïste, 28 novembre 2010.

Est Ensemble (37) : conférence de presse de Dominique Voynet le lundi 29 novembre

Les eaux glacées du calcul égoïste, 28 novembre 2010.

Est Ensemble (38) : pourquoi le PS de Seine-Saint-Denis s’incline devant le grand capital (Veolia)

Les eaux glacées du calcul égoïste, 28 novembre 2010.

Est Ensemble (39) : protégée par 50 vigiles, la majorité (PS) du Conseil communautaire vote, avec la droite, les pleins pouvoirs à Veolia...

Les eaux glacées du calcul égoïste, 1er décembre 2010.

Est Ensemble (40) : Après le vote, par la Coordination Eau Ile-de-France

Les eaux glacées du calcul égoïste, 2 décembre 2010.

Est Ensemble (41) : Anatoli Bertrandi Kernilovitch élus secrétaire général du CC de la RPS d’Estanblitch

Les eaux glacées du calcul égoïste, 5 décembre 2010.

Est Ensemble (42) : la Ligue des droits de l’homme de la Seine-Saint-Denis condamne le retour au SEDIF

Les eaux glacées du calcul égoïste, 5 décembre 2010.

Est Ensemble (43) : 400 000 habitants de la Seine-Saint-Denis vont payer très cher leur réadhésion forcée au Sedif

Les eaux glacées du calcul égoïste, 9 décembre 2010.

Est Ensemble (44) : un premier recours contre l’adhésion forcée au SEDIF

Les eaux glacées du calcul égoïste, 5 février 2011.

Est Ensemble (45) : la justice annule l’adhésion au SEDIF !

Les eaux glacées du calcul égoïste, 5 juin 2012.

Est Ensemble (46) : la CAEE persiste et re-signe

Les eaux glacées du calcul égoïste, 6 juin 2012.

Est Ensemble (47) : The Hidden Agenda

Les eaux glacées du calcul égoïste, 15 juin 2012.

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Publié le 16/04/2016 16:53   | Tous les billets | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
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