Quand tu bois de l'eau, pense à la source !   Vayrana - proverbe oriental

  

"L'eau renversée est difficile à rattraper"   Proverbe chinois

  

"La force de l'eau vient de la source"   Proverbe persan

  

Chacun dirige l'eau vers son moulin"   Proverbe corse

  

"A l'échelle cosmique, l'eau liquide est plus rare que l'or"   Hubert Reeves (astrophysicien)

  

"En buvant l'eau du puits, n'oubliez pas ceux qui l'ont creusé"   Proverbe chinois

  

"Quand on tombe dans l'eau, la pluie ne fait plus peur"   Proverbe russe

  

"Nous ne connaissons la valeur de l'eau que lorsque le puits est à sec"   Proverbe anglais

  

"Il ne faut jamais dire "fontaine, je ne boirais pas de ton eau""   Proverbe français

  

Chacun tire l’eau vers son moulin et laisse à sec son voisin.   Proverbe Catalan

 
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Brèves d'eau

Un débat sur l'eau à Avignon 06/12  -  par Maurice

7 juin 2012

Un débat sur l'eau à Avignon

Cette élue PS estime que le Grand Avignon a tout à gagner d'une gestion publique du réseau

0612-01_m.jpg

Christine Lagrange, conseillère d'opposition (PS) à Avignon, demande à Marie-Josée Roig, présidente de la communauté d'organiser un grand débat sur l'eau. Elle estime que la gestion publique permettrait d'affecter les bénéfices au réseau lui-même.

Jusqu'alors, elle l'avoue, Christine Lagrange ne s'était penchée que d'assez loin sur ces questions. Et puis elle a assisté il y a quelques jours à un débat-projection organisé par le Collectif de l'eau, une association emmenée par Marcelle Landau, qui se bat depuis des années pour faire reconnaître l'eau comme "un patrimoine commun et non une marchandise". Et ce qu'elle a appris était si édifiant, raconte cette conseillère municipale d'opposition (PS), qu'elle a décidé de réclamer un grand débat citoyen sur la gestion de l'eau à l'échelle de la communauté du Grand Avignon. Avec, en ligne de mire, le retour à une gestion publique, par régie, de la distribution d'eau.

2e ville de France pour les fuites sur le réseau

"Lors de ce débat, j'ai découvert le documentaire Villes en eaux troubles, raconte-t-elle. Jusque-là, je n'avais pas d'a priori, si ce n'est que, comme beaucoup de Français, je pensais que la gestion de l'eau par une régie municipale, c'est coûteux. Mais j'ai découvert que certaines villes ont fait le choix de remunicipaliser plutôt que de continuer à confier la distribution à des sociétés privées par délégation de service public. Et depuis, je suis convaincue que c'est la bonne solution..."

Pas tant pour des questions tarifaires car l'eau qui arrive dans les foyers avignonnais via le réseau exploité par Véolia (1) est à la fois de bonne qualité et relativement peu chère, grâce à l'abondante nappe alluviale de la Durance. Mais le réseau, lui, serait mal entretenu par le fermier.

Avignon est ainsi classé en deuxième position du palmarès national des pertes d'eau ! À peine 64 % de l'eau prélevée dans le champ captant est mise en distribution. Et l'essentiel de ce qui n'est pas distribué se perd dans la nature, les fuites du réseau atteignant presque 29 m³ d'eau par jour et par kilomètre de canalisation. Soit le double du seuil à partir duquel un réseau est considéré comme en mauvais état. "Or, au rythme où le fermier réalise des travaux, il faudra 196 ans pour renouveler entièrement le réseau, s'exclame l'élu d'opposition. Je pense donc que Marie-Josée Roig, qui est la présidente de la communauté d'agglomération, ne pourra pas faire l'économie d'un grand débat sur cette question et ce débat, c'est absolument maintenant qu'il faut l'organiser, sans attendre la campagne des prochaines municipales".

Christine Lagrange souligne que plusieurs contrats de fermage arrivent en effet à leur terme fin 2013-début 2014. Celui qui lie la commune d'Avignon à Véolia court jusqu'en 2021 mais la jurisprudence du Conseil d'État (arrêt Olivet) permettrait d'écourter cette délégation de service et d'interrompre le contrat en février 2015. À condition d'engager la réflexion dès la prochaine rentrée car, s'il fallait attendre les municipales de 2014 pour que ce débat émerge enfin, le délai serait trop court. Et de réclamer que "tout soit mis sur la table, le cahier des charges, les avantages et inconvénients de chaque solution", afin qu'ensemble, élus, associations concernées et citoyens, puissent parvenir à la meilleure solution dans l'intérêt général.

(1) Véolia assure la distribution de l'eau sur la plus grande part de la communauté d'agglomération, la SDEI et la SAUR intervenant également sur plusieurs communes du Grand Avignon.


"Le Grand Avignon n'a pas d'a priori"

Régie publique ou délégation de service public à une société privée ? La communauté d'agglomération du Grand Avignon, présidée par Marie-Josée Roig, assure, via un communiqué, n'avoir aucun a priori quant au choix du mode de gestion de l'eau. Mais sans se prononcer sur l'opportunité d'un grand débat public, en soulignant toutefois que "l'eau est un enjeu complexe pour notre société, sur lequel nos concitoyens doivent être informés, mais sans démagogie ni postures idéologiques".

"La politique de l'eau du Grand Avignon est pragmatique, cherchant en permanence à défendre les avantages dont bénéficient les usagers, assure la communauté d'agglomération. La volonté du Grand Avignon est de proposer un service le plus efficace possible avec un coût maîtrisé. Le Grand Avignon est ainsi amené à chaque échéance de contrats à s'interroger sur le choix du mode de gestion le plus adapté pour les usagers. Le Grand Avignon a aussi aujourd'hui l'objectif d'harmoniser les modalités de gestion de l'eau et de l'assainissement dans ses 13 communes membres."

Ainsi, la prochaine étape sera l'année 2013, avec l'arrivée à échéance de l'ensemble des contrats de délégation de service public gérés par le Grand Avignon (sauf celui d'Avignon dont l'échéance est 2020 à la suite de la reconduction du contrat par la majorité socialiste en 1992). "Une analyse technique et financière est en cours afin d'apporter une réponse pragmatique et adaptée à la gestion de ces services publics [...] Il est regrettable que le débat se focalise sur la question du mode de gestion. L'essentiel n'est pas dans la distinction entre la gestion publique ou privée, mais plutôt dans la capacité pour la puissance publique de contrôler cette gestion. Ce contrôle est effectif dans le Grand Avignon, et permet la préservation de la ressource en eau, véritable enjeu pour notre société du XXIe siècle et dont le coût est appelé à augmenter avec le renforcement des normes et des exigences sanitaires en Europe. Les investissements conséquents que les collectivités ont à supporter (pour rappel, 38 millions d'euros pour le Grand Avignon dans la mise aux nouvelles normes et l'extension des systèmes d'assainissement) pèsent et pèseront encore forcément sur les usagers, quel que soit le mode de gestion".

7 juin 2012

Un débat sur l'eau à Avignon

Cette élue PS estime que le Grand Avignon a tout à gagner d'une gestion publique du réseau

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Christine Lagrange, conseillère d'opposition (PS) à Avignon, demande à Marie-Josée Roig, présidente de la communauté d'organiser un grand débat sur l'eau. Elle estime que la gestion publique permettrait d'affecter les bénéfices au réseau lui-même.

Jusqu'alors, elle l'avoue, Christine Lagrange ne s'était penchée que d'assez loin sur ces questions. Et puis elle a assisté il y a quelques jours à un débat-projection organisé par le Collectif de l'eau, une association emmenée par Marcelle Landau, qui se bat depuis des années pour faire reconnaître l'eau comme "un patrimoine commun et non une marchandise". Et ce qu'elle a appris était si édifiant, raconte cette conseillère municipale d'opposition (PS), qu'elle a décidé de réclamer un grand débat citoyen sur la gestion de l'eau à l'échelle de la communauté du Grand Avignon. Avec, en ligne de mire, le retour à une gestion publique, par régie, de la distribution d'eau.

2e ville de France pour les fuites sur le réseau

"Lors de ce débat, j'ai découvert le documentaire Villes en eaux troubles, raconte-t-elle. Jusque-là, je n'avais pas d'a priori, si ce n'est que, comme beaucoup de Français, je pensais que la gestion de l'eau par une régie municipale, c'est coûteux. Mais j'ai découvert que certaines villes ont fait le choix de remunicipaliser plutôt que de continuer à confier la distribution à des sociétés privées par délégation de service public. Et depuis, je suis convaincue que c'est la bonne solution..."

Pas tant pour des questions tarifaires car l'eau qui arrive dans les foyers avignonnais via le réseau exploité par Véolia (1) est à la fois de bonne qualité et relativement peu chère, grâce à l'abondante nappe alluviale de la Durance. Mais le réseau, lui, serait mal entretenu par le fermier.

Avignon est ainsi classé en deuxième position du palmarès national des pertes d'eau ! À peine 64 % de l'eau prélevée dans le champ captant est mise en distribution. Et l'essentiel de ce qui n'est pas distribué se perd dans la nature, les fuites du réseau atteignant presque 29 m³ d'eau par jour et par kilomètre de canalisation. Soit le double du seuil à partir duquel un réseau est considéré comme en mauvais état. "Or, au rythme où le fermier réalise des travaux, il faudra 196 ans pour renouveler entièrement le réseau, s'exclame l'élu d'opposition. Je pense donc que Marie-Josée Roig, qui est la présidente de la communauté d'agglomération, ne pourra pas faire l'économie d'un grand débat sur cette question et ce débat, c'est absolument maintenant qu'il faut l'organiser, sans attendre la campagne des prochaines municipales".

Christine Lagrange souligne que plusieurs contrats de fermage arrivent en effet à leur terme fin 2013-début 2014. Celui qui lie la commune d'Avignon à Véolia court jusqu'en 2021 mais la jurisprudence du Conseil d'État (arrêt Olivet) permettrait d'écourter cette délégation de service et d'interrompre le contrat en février 2015. À condition d'engager la réflexion dès la prochaine rentrée car, s'il fallait attendre les municipales de 2014 pour que ce débat émerge enfin, le délai serait trop court. Et de réclamer que "tout soit mis sur la table, le cahier des charges, les avantages et inconvénients de chaque solution", afin qu'ensemble, élus, associations concernées et citoyens, puissent parvenir à la meilleure solution dans l'intérêt général.

(1) Véolia assure la distribution de l'eau sur la plus grande part de la communauté d'agglomération, la SDEI et la SAUR intervenant également sur plusieurs communes du Grand Avignon.


"Le Grand Avignon n'a pas d'a priori"

Régie publique ou délégation de service public à une société privée ? La communauté d'agglomération du Grand Avignon, présidée par Marie-Josée Roig, assure, via un communiqué, n'avoir aucun a priori quant au choix du mode de gestion de l'eau. Mais sans se prononcer sur l'opportunité d'un grand débat public, en soulignant toutefois que "l'eau est un enjeu complexe pour notre société, sur lequel nos concitoyens doivent être informés, mais sans démagogie ni postures idéologiques".

"La politique de l'eau du Grand Avignon est pragmatique, cherchant en permanence à défendre les avantages dont bénéficient les usagers, assure la communauté d'agglomération. La volonté du Grand Avignon est de proposer un service le plus efficace possible avec un coût maîtrisé. Le Grand Avignon est ainsi amené à chaque échéance de contrats à s'interroger sur le choix du mode de gestion le plus adapté pour les usagers. Le Grand Avignon a aussi aujourd'hui l'objectif d'harmoniser les modalités de gestion de l'eau et de l'assainissement dans ses 13 communes membres."

Ainsi, la prochaine étape sera l'année 2013, avec l'arrivée à échéance de l'ensemble des contrats de délégation de service public gérés par le Grand Avignon (sauf celui d'Avignon dont l'échéance est 2020 à la suite de la reconduction du contrat par la majorité socialiste en 1992). "Une analyse technique et financière est en cours afin d'apporter une réponse pragmatique et adaptée à la gestion de ces services publics [...] Il est regrettable que le débat se focalise sur la question du mode de gestion. L'essentiel n'est pas dans la distinction entre la gestion publique ou privée, mais plutôt dans la capacité pour la puissance publique de contrôler cette gestion. Ce contrôle est effectif dans le Grand Avignon, et permet la préservation de la ressource en eau, véritable enjeu pour notre société du XXIe siècle et dont le coût est appelé à augmenter avec le renforcement des normes et des exigences sanitaires en Europe. Les investissements conséquents que les collectivités ont à supporter (pour rappel, 38 millions d'euros pour le Grand Avignon dans la mise aux nouvelles normes et l'extension des systèmes d'assainissement) pèsent et pèseront encore forcément sur les usagers, quel que soit le mode de gestion".

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Publié le 16/04/2016 16:45   | Tous les billets | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
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