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Brèves d'eau

Un contrat de 777 M€ pour traiter les eaux de Paris 02/12  -  par Maurice

  11 février 2012

Un contrat de 777 M€ pour traiter les eaux de Paris

Un contrat de 777 M€ pour traiter les eaux de Paris
2012-02-08


Le syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (Siaap) vient d’attribuer le marché pour la refonte de la filière biologique de la station d’épuration d’Achères. D’un montant de 776,7 millions d’euros, le contrat a été confié à un groupement nommé Biosav et mené par la filiale de Veolia Eau, OTV.
Le Siaap vient d’achever, fin 2011, la mise en conformité avec la directive-cadre sur les eaux résiduaires urbaines (DERU) de sa station d’Achères (Seine-Aval), qui traite les effluents de 6,5 millions d’habitants. Il s’attaque désormais à la modernisation du traitement biologique, avec des travaux devant débuter en 2013 et se terminer par la mise en service début 2017.


OTV recevra 25% du chiffre d’affaires de cet énorme contrat, soit 196,7 millions d’euros. L’entreprise est chargée du pilotage du projet, de la co-conception et de la co-construction des ouvrages, ainsi que de la fourniture de quarante nouveaux systèmes de biofiltration Biostyr. Ils s’ajouteront aux 96 filtres Biostyr et aux 12 modules Biofor de Degrémont déjà présents dans la station. Cet ensemble remplissait jusque-là une fonction de nitrification-dénitrification des eaux, permettant d’atteindre les fameuses normes DERU.


Prédénitrification Désormais, le mode de fonctionnement sera différent : au lieu d’être débarrassées en priorité de leur carbone, les eaux subiront prédénitrification, nitrification, postdénitrification. Pour la prédénitrification, une partie des biofiltres fonctionnera en anoxie. L’élimination des nitrates s’y fera « sans ajout de méthanol, qui sera remplacé par le carbone contenu dans les eaux », précise Didier Le Tallec, directeur régional adjoint d’OTV pour l’agglomération parisienne. L’apparition ultérieure de nitrites sera ainsi fortement réduite – les nitrites étant un polluant toxique dont il faut limiter le rejet. Le reste des Biostyr assurera la dénitrification, et les Biofor viendront en post-dénitrification affiner l’élimination des nitrates. Cette file traitera un débit maximal de 47 m3/s.


                   17 hectares libérés
Outre le traitement optimisé de l’azote, l’ajout de ces modules servira à absorber les variations de débit en temps de pluie : la capacité maximale de la station passera ainsi de quelque 2,1 à environ 2,9 millions de m3/jour. Par ailleurs, le nouveau traitement permettra des économies en réactif (méthanol) et la réduction des problèmes d’odeurs. Enfin, ces procédés étant plus compacts que les bassins à ciel ouverts, 17 hectares de terrain seront libérés.


                   165 M€ pour Degrémont
En parallèle à la biofiltration, une autre file de traitement sera construite. D’une capacité maximale de 4 m3/s, elle reposera sur un traitement biologique membranaire. L’eau traitée par les deux files sera mélangée avant rejet. « L’objectif est d’atteindre une meilleure qualité de l’eau traitée – une qualité que la filière biofiltre ne pouvait garantir à elle seule », précise Olivier Leclercq, directeur développement commercial Ile-de-France de Degrémont.
Cette filiale de Suez Environnement est un des partenaires du groupement. Elle intervient à plusieurs niveaux :
co-conception des ouvrages, et notamment « conception hydraulique des canalisations et des postes de pompage et
conception de la filière membranaire ; mais aussi aide à la mise en exploitation », poursuit Olivier Leclercq. 21% du chiffre d’affaire lui reviendront, soit 165 millions d’euros.
Le reste – 415 millions d’euros – ira aux entreprises de génie civil (Eiffage, les filiales de Vinci GTM TP Ile-de-France et
Sobea Environnement), et aux cabinets d’architectes Luc Weizman Architecte et Dominique Lelli.
Pour en savoir plus :
Le site du Siaap sur la refonte de Seine Aval
Crédits de l'illustration : CK

© Tous droits réservés - Groupe Environnement Magazine - Victoires Editions
http://www.environnement-magazine.fr

  11 février 2012

Un contrat de 777 M€ pour traiter les eaux de Paris

Un contrat de 777 M€ pour traiter les eaux de Paris
2012-02-08


Le syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (Siaap) vient d’attribuer le marché pour la refonte de la filière biologique de la station d’épuration d’Achères. D’un montant de 776,7 millions d’euros, le contrat a été confié à un groupement nommé Biosav et mené par la filiale de Veolia Eau, OTV.
Le Siaap vient d’achever, fin 2011, la mise en conformité avec la directive-cadre sur les eaux résiduaires urbaines (DERU) de sa station d’Achères (Seine-Aval), qui traite les effluents de 6,5 millions d’habitants. Il s’attaque désormais à la modernisation du traitement biologique, avec des travaux devant débuter en 2013 et se terminer par la mise en service début 2017.


OTV recevra 25% du chiffre d’affaires de cet énorme contrat, soit 196,7 millions d’euros. L’entreprise est chargée du pilotage du projet, de la co-conception et de la co-construction des ouvrages, ainsi que de la fourniture de quarante nouveaux systèmes de biofiltration Biostyr. Ils s’ajouteront aux 96 filtres Biostyr et aux 12 modules Biofor de Degrémont déjà présents dans la station. Cet ensemble remplissait jusque-là une fonction de nitrification-dénitrification des eaux, permettant d’atteindre les fameuses normes DERU.


Prédénitrification Désormais, le mode de fonctionnement sera différent : au lieu d’être débarrassées en priorité de leur carbone, les eaux subiront prédénitrification, nitrification, postdénitrification. Pour la prédénitrification, une partie des biofiltres fonctionnera en anoxie. L’élimination des nitrates s’y fera « sans ajout de méthanol, qui sera remplacé par le carbone contenu dans les eaux », précise Didier Le Tallec, directeur régional adjoint d’OTV pour l’agglomération parisienne. L’apparition ultérieure de nitrites sera ainsi fortement réduite – les nitrites étant un polluant toxique dont il faut limiter le rejet. Le reste des Biostyr assurera la dénitrification, et les Biofor viendront en post-dénitrification affiner l’élimination des nitrates. Cette file traitera un débit maximal de 47 m3/s.


                   17 hectares libérés
Outre le traitement optimisé de l’azote, l’ajout de ces modules servira à absorber les variations de débit en temps de pluie : la capacité maximale de la station passera ainsi de quelque 2,1 à environ 2,9 millions de m3/jour. Par ailleurs, le nouveau traitement permettra des économies en réactif (méthanol) et la réduction des problèmes d’odeurs. Enfin, ces procédés étant plus compacts que les bassins à ciel ouverts, 17 hectares de terrain seront libérés.


                   165 M€ pour Degrémont
En parallèle à la biofiltration, une autre file de traitement sera construite. D’une capacité maximale de 4 m3/s, elle reposera sur un traitement biologique membranaire. L’eau traitée par les deux files sera mélangée avant rejet. « L’objectif est d’atteindre une meilleure qualité de l’eau traitée – une qualité que la filière biofiltre ne pouvait garantir à elle seule », précise Olivier Leclercq, directeur développement commercial Ile-de-France de Degrémont.
Cette filiale de Suez Environnement est un des partenaires du groupement. Elle intervient à plusieurs niveaux :
co-conception des ouvrages, et notamment « conception hydraulique des canalisations et des postes de pompage et
conception de la filière membranaire ; mais aussi aide à la mise en exploitation », poursuit Olivier Leclercq. 21% du chiffre d’affaire lui reviendront, soit 165 millions d’euros.
Le reste – 415 millions d’euros – ira aux entreprises de génie civil (Eiffage, les filiales de Vinci GTM TP Ile-de-France et
Sobea Environnement), et aux cabinets d’architectes Luc Weizman Architecte et Dominique Lelli.
Pour en savoir plus :
Le site du Siaap sur la refonte de Seine Aval
Crédits de l'illustration : CK

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Publié le 16/04/2016 07:06   | Tous les billets | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
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